L'or noir ne vole pas son nom. | Ian Timberlake / AFP
L'or noir ne vole pas son nom. | Ian Timberlake / AFP

111,1 milliards de dollars: c'est le record mondial du bénéfice, établi par Saudi Aramco

En dégageant ce bénéfice net pour son exercice 2018, le producteur national saoudien de pétrole peut se vanter d'être l'entreprise la plus rentable au monde.

Google, Apple, Amazon, Alibaba, Facebook? Des nains. ExxonMobil, Chevron, BP, Royal Dutch Shell, Total? Même s'ils regroupaient leurs milliards sous une même bannière, ces cinq géants du secteur pétrolier ne feraient pas le poids. Aramco est un mastodonte discret de l'industrie mondiale et, depuis la publication d'une note par Moody's en vue d'une acquisition future, on sait même que le producteur national saoudien de pétrôle est l'entreprise la plus rentable du monde.

Turbine à cash

111,1 milliards de dollars (environ 99 milliards d'euros): c'est selon Moody's le bénéfice net qu'a dégagé la firme en 2018 –cela représente la somme faramineuse de 224 milliards de dollars de bénéfice annuel avant intérêts, impôts, dépréciation, amortissement et tout autre calcul, détaille FitchRatings.

Comme le note Forbes, cela pourrait en faire la plus grosse capitalisation boursière du monde s'il prenait un jour l'envie au Royaume d'introduire sa pépite sur les marchés. Le site américain avance, à la louche, le chiffre d'un billion de dollars –soit mille milliards ou un million de millions, donc beaucoup d'argent.

Forbes souligne également que la note de Moody's comme celle de FitchRatings donnent une idée assez précise des revenus annuels et pétroliers du Royaume saoudien: le taux d'imposition étant désormais de 50%, après avoir été de 80%, l'Arabie Saoudite et son Roi ont ainsi touché selon Fitch plus de 100 milliards de dollars cette année, sans même compter les dividendes, estimées à près de 60 milliards de dollars par Moody's.

Pour la nation saoudienne comme pour Aramco, les deux ne faisant de toute façon qu'un, le cash s'accumule donc de manière vertigineuse d'année en année. De quoi envisager sans peine ni angoisse, avant épuisement des réserves, quelques lourds investissements de reconversion, dans le pays comme à l'étranger.

De quoi également continuer à peser suffisamment lourd sur le plan géopolitique pour continuer à bénéficier du soutien du Président Trump après le meurtre d'état du journaliste Jamal Khashoggi.

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