Après une année 2017 en berne, la petite brique en plastique retrouve des couleurs. Le groupe danois, qui vient de fêter ses 60 ans, affiche un chiffre d’affaires en hausse de 4%, à 36,4 milliards de couronnes, soit 3,45 milliards d’euros, pour un bénéfice de 8 milliards de couronnes (1,1 milliard d’euros, +3,5%), selon le bilan annuel publié le 27 février.
Dans un secteur, le jouet, bousculé par le succès des jeux vidéo, Lego fait mieux que résister: sur tous les marchés où il est présent, les ventes augmentent, et tout particulièrement en Chine, un «marché stratégique» selon le groupe, qui indique vouloir y ouvrir de nouveaux magasins.
Licences à succès
Parmi les gammes les plus vendues, Lego City, Technic, Star Wars, Friends, Harry Potter ou encore Ninjago. Depuis quelques années, la marque multiplie les licences à succès et renouvelle très régulièrement ses modèles, créant une urgence dans l’acte d’achat.
Un modèle qui lui réussit et qui fait monter la côte de Lego sur les marchés parallèles. Selon une étude menée par l’École des hautes études en sciences économiques de Moscou, investir dans le Lego serait plus rentable que l’or ou la bourse, les taux de rentabilité pouvant atteindre… 613 euros. À titre d’exemple, la réplique du Millenium Falcon, vaisseau de Han Solo dans Star Wars, était vendue à 500 dollars (environ 440 euros) à sa sortie en 2007. Elle coûte désormais sur eBay entre 7.000 dollars et 9.000 dollars (6.000 à 8.000 euros).