Usine Toyota d'Onnaing, en France | Pascal Rossignol / AFP
Usine Toyota d'Onnaing, en France | Pascal Rossignol / AFP

3.000

C’est le nombre de personnes employées par Toyota qui pourraient perdre leur emploi en cas de Brexit dur.

À seulement quelques semaines du Brexit, aucun accord n’a encore été trouvé entre l’UE, Theresa May et le parlement britannique. Alors que le Royaume-Uni se dirige tout droit vers le saut sans parachute, les entreprises implantées sur son territoire continuent de faire monter la pression.

Interrogé sur l'avenir de ses usines britanniques et leur potentielle fermeture lors du salon international de l’automobile de Genève, le directeur de Toyota Motor Europe, Johan van Zyl, a affirmé que le futur restait pour l’instant très incertain.

Selon lui, «s'il devient difficile d’opérer dans cet environnement économique, ce genre de questions sera évidemment à l’ordre du jour». Il précise toutefois qu’il espère pouvoir éviter un retrait du Royaume-Uni.

Les japonaises en marche arrière

L’entreprise japonaise possède deux usines sur l’île, l’une dans le Derbyshire (Angleterre) et l’autre dans le nord du Pays de Galles. À elles deux, elles emploient approximativement 3.000 personnes et représentent selon Toyota un investissement de 2,75 milliards de livres (plus de trois milliards d’euros).

Toyota n’est pas la seule entreprise automobile nipponne à remettre en cause sa présence au Royaume-Uni. Les géantes Honda et Nissan manufacturent elles aussi des véhicules dans le pays. Ces trois constructeurs possèdent même trois des six plus grandes usines sur le territoire, et les nouvelles n'y sont pas meilleures.

Nissan a récemment renoncé à produire son modèle crossover X-Trail en Angleterre et Honda a annoncé fermer ses usines britanniques d’ici 2021, ce qui pourrait coûter 7.000 emplois de plus au pays.

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