Les robots aussi pourraient faire quelques étincelles. | Christopher Burns via Unsplash
Les robots aussi pourraient faire quelques étincelles. | Christopher Burns via Unsplash

34 milliards

C'est la projection en dollars (soit environ 30 milliards d'euros), des coûts en formation professionnelle du remplacement de l'être humain par des robots dans l'économie américaine.

Ce n'est un mystère pour personne: si les machines et les intelligences artificielles sont créatrices d'emploi, elles en détruisent aussi en masse –et la tendance, à nuancer selon les régions du monde, risque de s'accélérer ces prochaines années. «Dans le cadre d'analyses antérieures, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait estimé que dans l'ensemble de la zone OCDE, 14% des emplois environ risquaient d'être automatisés, tandis que 32% étaient susceptibles d'être profondément modifiés», explique ainsi l'organisation.

Les États-Unis font, également, leurs petits calculs. Un rapport du World Economic Forum publié hier explique ainsi que 1,4 million de travailleurs et travailleuses américaines risquent de perdre leur emploi dans les dix prochaines années du fait de l'automatisation croissante de l'économie –et que les former pour les préparer à cette mutation coûterait au total 34 milliards de dollars (environ 30 milliards d'euros).

Axios comme le World Economic Forum notent que le chiffre de 1,4 million de personnes est une estimation basse, calculée par l'U.S. Bureau of Labor Statistics. D'autres organismes, tels que l'Université d'Oxford et le McKinsey Global Institute, annoncent des changements plus drastiques encore –le coût de 34 milliards de dollars pourrait donc être largement dépassé.

Qui paiera cette coquette somme? Selon le World Economic Forum, les entreprises pourraient, de manière profitable, prendre en charge 25% du coût de ces transformations. Pour le reste, «il serait plus rentable pour les firmes de remplacer les personnes à former par des travailleurs et travailleuses disposant déjà des compétences recherchées». Les autorités publiques pourraient donc avoir à supporter les trois quarts de ces dépenses.

Le rapport note enfin que 18% de ces personnes «à risque», soit 225.000 travailleurs et travailleuses si l'on s'en tient à l'estimation basse, ne pourront être requalifiées «de manière rentable», pas plus par le secteur privé que par le secteur publique. Le seul recours pour ces laissés-pour-compte de cette quatrième révolution industrielle? Une intervention de l'état providence, qui doit donc sérieusement se préparer en conséquence.

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