Le tarif devrait se lisser quand le marché se sera développé et quand les technologies utilisées pour la production deviendront plus rentables. | niekverlaan via Pixabay
Le tarif devrait se lisser quand le marché se sera développé et quand les technologies utilisées pour la production deviendront plus rentables. | niekverlaan via Pixabay

50 dollars pièce pour les steak en viande de synthèse

Fabriqués en laboratoires, ils pourraient mettre un terme à l'exploitation animale.

Les omnivores inquiets du bien-être animal mais encore trop attachés à la viande pour la laisser tomber peuvent commencer à épargner: on connaît le prix probable des premiers steak de viande de culture, produite à partir de cellules dans des bioréacteurs.

Lors d’un TED Talk organisé à Vancouver le 15 avril dernier, Bruce Friedrich, patron du Good Food Institute, une association à but non-lucratif qui promeut la viande de synthèse à travers le monde, a estimé que les premiers bifteck éprouvettes se vendraient 50 dollars [45 euros] pièce, quelle que soit la chair qu’il imite, poulet, boeuf ou poisson.

Comme pour toutes les innovations, le tarif de départ sera donc élevé, et devrait se lisser par la suite, quand le marché se sera développé et quand les technologies utilisées pour la production deviendront un peu plus rentables. À l’heure actuelle, les prix dépendent de la capacité à synthétiser cette viande nouvelle. En 2013, le scientifique néerlandais et trois techniciens avaient mis trois mois pour nourrir et élever les 20.000 fibres nécessaires à la fabrication du premier burger éprouvette, rappelle Quartz. Résultat, la livre de boeuf in vitro revenait à 1,2 million de dollars. Le process de fabrication a depuis évolué, mais on est encore relativement loin de l’échelle industrielle.

Les premiers burgers devraient arriver en 2020 dans quelques villes, peut-être avant, si la start-up californienne JUST, qui avait prévu de mettre ses nuggets de poulet de synthèse sur le marché avant fin 2018, finit par y arriver.

En ce moment

Crise alimentaire: le crime profite à la Russie

Biz

Crise alimentaire: le crime profite à la Russie

Des millions de morts potentiels, mais des milliards dans les caisses de Moscou.

Aux États-Unis aussi, le nucléaire a de gros soucis

Tech

Aux États-Unis aussi, le nucléaire a de gros soucis

Le parc est vieillissant et l'ensemble du réseau menace de craquer.

L'armée russe a un gros, gros problème avec ses ponts flottants

Tech

L'armée russe a un gros, gros problème avec ses ponts flottants

Les échecs se répètent et se ressemblent, au grand étonnement des analystes occidentaux.