L'humain est-il obsolète? Pour ce qui est de la musique ambient, ce n'est pas impossible. | Kelly Sikkema via Unsplash
L'humain est-il obsolète? Pour ce qui est de la musique ambient, ce n'est pas impossible. | Kelly Sikkema via Unsplash

600

C'est le nombre de morceaux que l'algorithme Endel a «composés» pour la major Warner Music.

Nous reviendrons bientôt en longueur sur la place toujours plus grande que prennent –pour le pire ou le meilleur– les algorithmes et l'intelligence artificielle dans un art pourtant a priori terriblement humain, la musique.

Mais l'exemple de l'algorithme Endel est assez frappant: il a été annoncé que cette chose faite de 1 et de 0 –à ne surtout pas confondre avec le grand Haendel, qui lui était fait de chair, de sang et de sensations– avait signé un contrat avec la major Warner Music. Et pas un petit contrat: il est question d'un total de vingt albums, composés au total de 600 morceaux.

Vingt albums en un clic

Titanesque tâche, penserez-vous sans doute. Sauf que les 600 morceaux sont semble-t-il déjà «écrits» –et il a suffi, selon Dmitry Evgrafo, le papa d'Endel, «d'un clic sur un bouton». Car les morceaux en question ne sont pas des chansons à proprement parler, mais des tracks de musique ambiante destinées à alimenter le marché très juteux des playlists d'humeur qui peuplent les plateformes de streaming.

Cette émergence tranquille mais massive de la «mood music» avait été placée en pleine lumière en 2017, lorsque Spotify avait été accusé de produire de faux artistes pour publier des morceaux sur ses playlists –et accessoirement pour maximiser ses profits quelque peu artificiellement.

À la base, Endel est une application qui «compose» de la musique d'ambiance destinée à la relaxation ou la concentration, et qui prend en compte la météo, l'heure ou votre emplacement géographique.

Dans le cadre du contrat signé avec Warner, les 600 morceaux seront diffusés sur les plateformes de streaming et le partage des royalties se fera à parts égales.

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