Le crépuscule des énergies fossiles ne semble pas être à l'ordre du jour. | Zbynek Burival via Unsplash
Le crépuscule des énergies fossiles ne semble pas être à l'ordre du jour. | Zbynek Burival via Unsplash

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C'est, en millions de millions d'euros, la somme totale que les banques ont investi dans les énergies fossiles depuis l'Accord de Paris sur le climat, en 2015. C'est pas gagné.

Il y a quelques jours nous rapportions, plein d'espoir, que les analystes d'UBS tablaient sur un marché tourné vers les investissements verts. Il était question, selon eux, d'un total de 9 billions de dollars (environ 8 millions de millions d'euros d'ici à 2050, et de 35 billions de dollars (environ 31 billions d'euros) de placements dans l’amélioration des technologies énergétiques et des énergies propres d'ici à 2035.

Banques versus Accords de Paris

Hourra: le marché se tournerait donc en direction du vert. Pas si vite, explique l'ONG Rainforest Action Network. Car le vieux monde semble accroché à ses vieilles habitudes et le RAN a calculé que les trente-trois plus grandes banques du monde avaient injecté 1,9 billions de dollars (environ 1,68 billions d'euros) dans les énergies fossiles depuis 2015, date à laquelle était signé l'Accord de Paris sur le Climat.

Sables bitumineux, fracturation hydrolique, exploitation des ressources de la forêt amazonienne, charbon, pétrole du Grand Nord ou des abysses semblent donc encore attirer les financiers, malgré leurs engagements publics.

Fast Company note ainsi que le patron de J.P. Morgan Chase, Jamie Dimon, avait, la main sur le cœur, annoncé soutenir lesdits accords –mais que dans le même temps la banque qu'il dirige avait, à elle seule, engagé 196 milliards de dollars dans l'exploitation d'énergies assez peu green. «Si vous avez un compte chez Chase, écrit de manière crue la journaliste Adele Peters, votre argent a peut-être servi pour des forages dans la forêt amazonienne.»

Consultable à cette adresse ou de manière plus exhaustive encore en format PDF, l'étude du Rainforest Action Network détaille les données banque par banque, et leur octroie une note. L'occasion, donc, de juger les «performances» des banques françaises présentes parmi ces trente-trois géants –BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale.

Elles s'en sortent moins mal que les banques asiatiques, notamment chinoises, mais n'ont apparemment pas investi que dans l'éolien et le photovoltaïque. Quelques exemples pris parmi les engagements divers des institutions hexagonales dans des exploitations polluantes: la Soc Gen a consacré plus de 3 milliards de dollars au gaz naturel, le Crédit Agricole 1,5 milliard au charbon alors que la BNP Paribas a injecté près de 2 milliards dans les forages en eaux profondes et la même somme dans le charbon.

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