Des paquets, encore plus de paquets, des paquets plus petits. | Gérard Julien / AFP
Des paquets, encore plus de paquets, des paquets plus petits. | Gérard Julien / AFP

Amazon livre désormais, à volonté et en un jour, des articles à 1 dollar

Tremblez, commerces de proximité: Amazon cherche à vous écraser.

Sa clientèle n'a plus à se déplacer dans un magasin, même pour acheter les objets les plus triviaux du quotidien. Amazon permet désormais à ses abonné·es Prime, aux États-Unis, de se faire livrer en un jour et gratuitement n'importe quel produit, même s'il ne coûte qu'un dollar.

Dans le cadre de cet abonnement, la livraison gratuite et en un jour n'était auparavant possible que pour des commandes supérieures à 25 dollars, notamment via la fonction Add-on de la plateforme.

Tout, tout le temps, tout de suite

Comme l'explique Recode, ce minimum n'existe plus pour de très nombreux articles peu dispendieux. La fonction Add-on ainsi que d'autres barrières ont été retirées pour faciliter les micro-commandes à l'unité (et non par lots) de déodorants, shampoings, dentifrices.

Walmart, Target, Walgreens ou CVS peuvent trembler: leurs magasins physiques, où les gens se rendent pour de petits achats uniques et instantanés, pour des oublis ou des urgences, perdent un peu plus de leur utilité quotidienne.

«Nous savons que notre clientèle aime notre vaste sélection, nos prix bas et notre livraison en un jour avec Prime, et nous innovons en permanence pour améliorer leur expérience», a répondu l'un des porte-paroles de l'entreprise à une question posée par Recode sur la menace que cette manœuvre faisait planer sur la concurrence.

Les marques qui, comme Crayola, constatent sur Amazon une augmentation plus rapide des ventes d'objets peu chers que de celles des produits premium, semblent ravies. Mais, ainsi que le note Recode, elles ne sont pas à l'abri d'une renégociation agressive de leurs accords commerciaux avec la plateforme.

Les spécialistes des pratiques anticoncurrentielles se montrent en revanche plus que réservé·es. «Il est impossible de livrer gratuitement un produit coûtant moins de 75 centimes, et il est impossible qu'une autre entreprise voulant vendre un pinceau de maquillage la livre gratuitement», explique Sally Hubbard, autrefois chargée des questions de concurrence pour l'État de New York.

L'autre question qui se pose est d'ordre environnemental: le coût écologique d'une nouvelle explosion des livraisons risque d'être monumental. Il pourrait irriter les consommateurs et consommatrices les plus conscient·es de ces problématiques, tout comme les salarié·es d'Amazon qui réclament des efforts plus poussés en matière de développement durable.

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