Le champ de distorsion de la réalité permettait au fondateur d’Apple de convaincre les personnes qu’il côtoyait. | Rishi Deep via Unsplash
Le champ de distorsion de la réalité permettait au fondateur d’Apple de convaincre les personnes qu’il côtoyait. | Rishi Deep via Unsplash

Les secrets de Steve Jobs pour être un tyran à succès

Pour imposer vos idées, manipulez les gens et obtenez d’eux ce que vous souhaitez.

Pour jouir d'un succès planétaire grâce aux géants Apple et Pixar, Steve Jobs n’a pas toujours respecté les règles conventionnelles. Il a même rencontré de nombreux obstacles qu’il a notamment contournés en utilisant un champ de distorsion de la réalité par le truchement duquel il a développé la faculté de persuader son entourage professionnel que ses convictions personnelles étaient en réalité des faits.

Pour asseoir ses victoires, le créateur de la marque à la pomme a également utilisé plusieurs techniques de manipulation, lors de réunions de conseils d’administration avec les PDG les plus puissant·es du monde. Business Insider a répertorié une série de méthodes appliquées par l’inventeur américain pour atteindre le sommet.

Pitchez avec passion

Élément clé du répertoire de persuasion de Steve Jobs, l'ardeur. Dérouler ses arguments on y mettant une bonne dose de conviction est essentiel pour amener son auditoire à souscrire à ses idées. Avant qu’Apple ait lancé iTunes en 2001, son créateur avait rencontré des musicien·nes dans l’espoir d’inciter les maisons de disques à adhérer à ce nouveau concept.

«Il était possédé. Après un certain temps, j’ai commencé à le regarder car j’étais fasciné par sa passion», témoigne Wynton Marsalis, éminent trompettiste.

Soyez brutalement honnête

Faire preuve de bonne foi permet de fédérer un public fort autour de soi. Alors que Steve Jobs avait réintégré Apple en 1997, la société californienne souffrait d’une orientation imprécise et d'un catalogue incohérent. Pour y remédier, Il a convoqué la crème du personnel de la firme américaine pour lui demander, en toute franchise, ce qui ne fonctionnait pas au sein de l’entreprise. Quelques chuchotements et timides réponses plus tard, Steve Jobs avait répondu en s’écriant: «Ce sont les produits! Alors qu’est-ce qui ne va pas avec les produits? Les produits sont nuls! Il n’y a plus de sexe en eux.»

Prétendez que vous avez les bonnes idées

Steve Jobs n’avait pas toujours raison mais il était expert pour convaincre les gens. Il s'en tenait fermement à une position, refusait de reconnaître la qualité de celle de son interlocuteur tout en la faisant sienne –malhonnête et déstabilisant.

«Ce n'est pas parce qu'il vous dit quelque chose de terrible ou de génial qu'il pensera de cette façon le lendemain. Si vous lui parlez d’une nouvelle idée, il vous dira généralement qu’elle est stupide. Mais s'il l'aime vraiment il reviendra vers vous une semaine plus tard et vous proposera votre idée, comme s'il y avait pensé», raconte Bud Tribble, un ancien ingénieur d’Apple.

Le cas du Genius Bar en est un exemple frappant. Alors qu’un collaborateur avait eu l’idée de proposer ce nom pour les espaces d’assistance des magasins Apple, Steve Jobs avait qualifié ce choix de totalement fou. Dès le lendemain, ce nom avait finalement été approuvé.

Prenez des décisions rapidement

Contrairement à de nombreuses entreprises, quand il s’agissait de fabriquer de nouveaux produits, Apple ne réalisait que peu d’études et autres recherches et la prise des décisions majeures prenait rarement plusieurs mois.

La première génération d’iMac en est l’illustration. Steve Jobs avait dans l'idée qu’Apple allait produire de nouveaux ordinateurs aux couleurs d'arcs-en-ciel et de bonbons. «Dans la plupart des endroits, cette décision aurait pris des mois. Steve l’a fait en une demi-heure», se souvient Jony Ive, responsable du design chez Apple.

N’attendez pas pour résoudre les problèmes

Lorsque Steve Jobs travaillait sur la célèbre saga d’animation Toy Story, Disney avait proposé des scripts pour le personnage principal Woody. Le dirigeant de Pixar estimait que ces scripts dénaturaient l’histoire originellement pensée par la société de production. Un conflit entre les deux géants du divertissement a éclaté.

«Si quelque chose ne va pas, vous ne pouvez pas simplement l’ignorer et dire que vous allez résoudre le problème plus tard. C’est ce que font les autres entreprises», avait déclaré Steve Jobs. Il avait alors insisté pour que Disney rende les rênes de la nouvelle saga à Pixar. Une saga qui par la suite, avec le Woody initialement imaginé, a remporté un succès monumental.

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