Certain·es propriétaires préfèrent même vendre leur bien. | Christopher Lemercier via Unsplash
Certain·es propriétaires préfèrent même vendre leur bien. | Christopher Lemercier via Unsplash

Le coronavirus sème la panique chez les propriétaires de Airbnb

Alors que les réservations sont annulées les unes après les autres, le marché traditionnel est à nouveau sollicité.

Ce n'est un secret pour personne, un grand nombre de locations disponibles sur Airbnb sont permanentes. Elle appartiennent à des propriétaires, pour qui il est plus profitable et plus flexible de louer son appartement à court terme à des touristes de passage qu'à long terme à des autochtones.

Ce phénomène est très critiqué dans les villes touristiques, où le marché de l'immobilier à louer est «cannibalisé» par des locations à court terme, parfois de manière industrielle, ce qui tend le marché et fait augmenter les loyer des locataires classiques.

Nombre de propriétaires ayant fait le choix du tourisme s'en mordent aujourd'hui les doigts: depuis le début de la pandémie de Covid-19, les réservations sont annulées les unes après les autres.

Et la situation n'est pas prête de s'arranger. Alors que les beaux jours reviennent dans l'hémisphère nord, l'épidémie est encore sur la pente ascendante dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Airbnb a décidé de faciliter les annulations sans frais des personnes provenant de ou allant vers des zones à risque. Chez les propriétaires, c'est la panique. Sur les groupes Facebook spécialisés, les personnes concernées enragent de ces mesures qui vont représenter un sévère manque à gagner.

Désarroi de toit en toit

Nombre d'entre elles se retrouvent avec un, deux, trois voire plus d'appartements vides sur les bras, et plus personne pour les louer. La situation est telle que certaines réfléchissent à vendre où à remettre leurs logements sur le marché de la location à long terme.

CTech, un média israélien, a remarqué cette tendance à Tel Aviv, où des propriétaires de Airbnb préfèrent chercher des locataires pour un an plutôt que de risquer d'attendre un hypothétique ou lointain retour des réservations. Pareil à Toronto, où certain·es décident même de vendre leurs unités.

À Dublin, une ville où l'accès au logement a particulièrement souffert des logements mis sur Airbnb, l'offre d'appartements louables à long terme a bondi ces dernier jours. Sur Twitter, certainFes constatent qu'en jetant un œil aux plateformes de location, ce phénomène semble se produire un peu partout dans les villes touristiques.

«Dans les grandes villes touristiques [...] le marché de la location explose alors que les propriétaires de Airbnb sont subitement obligé·es de mettre leur bien sur le marché.»

Si la tendance se poursuit, un accroissement de l'offre de location à long terme permettra peut-être aux loyers de diminuer. Reste toutefois à voir si une telle tendance peut perdurer, ou si c'est uniquement le résultat des propriétaires les moins résilient·es ou les plus apeuré·es.

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