Que faire de toutes ces richesses? | Michael Fousert via Unsplash
Que faire de toutes ces richesses? | Michael Fousert via Unsplash

Le fonds souverain norvégien a gagné 180 milliards de dollars en 2019

Il est le plus important du monde et cherche une nouvelle personne à sa tête.

À trop scruter les monarchies moyen-orientales, on oublie souvent que l'un des pays les plus riches du monde se trouve bien plus au nord, et pas si loin de chez nous.

Car depuis la découverte d'énormes quantités de pétrole en mer du Nord à la fin des années 1960, la Norvège s'est constitué un sacré magot.

Celui-ci prend la forme d'un fonds souverain, créé en 1990 en vue de garantir les retraites des Norvégien·nes et d'esquiver le risque d'une «maladie hollandaise», du nom de la malédiction touchant les économies trop soudainement enrichies par la découverte de ressources naturelles.

D'une valeur estimée à 1.100 milliards de dollars (1.000 milliards d'euros), il est le plus massif au monde et représente plus de trois fois l'économie totale du pays. Avec des placements dans plus de 9.000 sociétés, dont Apple, Alphabet ou Facebook, il possède à lui seul 1,4% de toutes les actions disponibles en bourse dans le monde.

Livret triple A

Ce Government Pension Fund-Global rapporte beaucoup d'argent à la nation norvégienne. Grâce aux bonnes performances boursières des derniers mois, il a ainsi enflé de 180 milliards de dollars en 2019 (164 milliards d'euros), avec un retour ahurissant de 19,9%. Il ne lui aura fallu que dix ans pour quadrupler de volume.

Ces gains permettent notamment à la banque centrale du pays d'injecter de l'argent dans le budget gouvernemental –celui-ci serait, sans ces stimuli, en déficit de 8%. On comprend alors l'importance de sa direction –le job le plus important du pays, est-il dit.

Ce sera bientôt un poste à prendre: cinquante ans après la découverte des gisements pétroliers et après douze années de bons et loyaux services, son patron Yngve Slyngstad a ainsi décidé qu'il était temps pour lui de passer à autre chose.

La personne qui prendra son siège aura fort à faire. Notamment mené par le nouveau ministre des Finances du pays, le débat s'anime quant à l'avenir de cet imposant trésor de guerre.

L'industrie norvégienne du pétrole, qui devrait connaître un pic de production en 2023, est la cible logique des écologistes. Certain·es Norvégien·nes, enfin, commencent à demander à voir la couleur de cet argent.

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