Kimbal Musk le 9 mai 2018 lors du festival The Future is Everything organisé par le Wall Street Journal à New York. | Michael Loccisano / Getty images via AFP

Kimbal Musk le 9 mai 2018 lors du festival The Future is Everything organisé par le Wall Street Journal à New York. | Michael Loccisano / Getty images via AFP

Kimbal, le second frère Musk qui agace les actionnaires

Malgré son inexpérience, il siège au conseil d'administration de Tesla.

Il fait bon vivre lorsque l'on est le frère de l'homme le plus riche du monde. Kimbal Musk, le frère d'Elon, ne fait pas que partager un nom et un prénom original avec son aîné: il fait aussi partie des premiers à avoir investi dans Tesla, qui est désormais l'une des entreprises les mieux cotées en bourse du monde.

Elon et Kimbal ont grandi ensemble en Afrique du Sud avant de se rendre tout deux au Canada afin d'étudier à la Queens University, dans l'Ontario. Depuis, Kimbal a systématiquement fait partie des premiers investisseurs des projets de son grand frère: Zip2, X.com, Paypal et enfin Tesla.

Si on ne sait pas exactement combien le cadet a investi à l'époque, il est néanmoins attesté qu'il détient aujourd'hui 0,04% de Tesla. L'entreprise en question ayant récemment franchi la valeur d'un millier de milliards de dollars (861 milliards d'euros) en bourse, cette part, si infime soit-elle, représente une coquette somme.

Le média spécialisé dans la question, Forbes, estime que la fortune de Kimbal Musk s'élève à 700 millions de dollars (611 millions d'euros) environ. La majorité provient de ses parts et d'options d'achat de Tesla, le reste d'investissements divers, notamment dans Chipotle et très probablement dans Space X.

Actionnaires en colère

Mais le deuxième Musk n'est pas simplement actionnaire. Il dispose aussi de sièges de directeur aux conseils d'administration de Tesla et de Space X, pour lesquels il est très généreusement rémunéré.

Certains ne digèrent pas ce népotisme. En 2018, CtW, un groupe d'actionnaires militants, a échoué en tentant d'évincer Kimbal Musk ainsi que deux autres membres du conseil (dont James Murdoch, le fils du magnat des médias Rupert Murdoch).

Dans sa lettre aux actionnaires, CtW estimait que son lien personnel avec Elon Musk l'empêchait de remplir un rôle de directeur indépendant. Le groupe soulignait que le cadet n'avait «aucune expérience professionnelle dans l'industrie automobile».

Malgré l'échec de cette tentative, ISS, une influente entreprise de conseil de vote pour actionnaires, a tenté de se débarrasser de Musk et de Murdoch en octobre 2021.

Cette fois-ci, ce sont les émoluments du jeune frère qui ont été visés. «Rien n'explique pourquoi sa rémunération en stock-options est à ce point plus élevée que celle des directeurs d'entreprises similaires», a estimé le groupement. Elon Musk s'est empressé de surnommer ISS «ISIS», le nom anglais de Daesh.

En ce moment

Le patron de l'Agence spatiale européenne entre en guerre contre Elon Musk

Tech

Le patron de l'Agence spatiale européenne entre en guerre contre Elon Musk

L'Europe ne doit pas laisser le milliardaire faire de l'espace son Far West personnel.

L'engouement pour la fusion nucléaire va-t-il enfin payer?

Tech

L'engouement pour la fusion nucléaire va-t-il enfin payer?

Les capitaux affluent, mais la promesse pourrait être un peu trop belle.

Rafale: comment l'avion «invendable» engrange désormais les succès

Tech

Rafale: comment l'avion «invendable» engrange désormais les succès

Le fleuron de l'armée française a longtemps enchaîné les déboires à l'export.