Les incertitudes sont grandes, mais un scénario très optimiste est plausible. | Dieter de Vroomen via Unsplash

Les incertitudes sont grandes, mais un scénario très optimiste est plausible. | Dieter de Vroomen via Unsplash

Rebond économique: vers de nouvelles «années folles»?

Même si l'incertitude reste considérable, certains indicateurs donnent des raisons d'être optimiste.

«Will these 20s roar?» demande la une du numéro de février de Bloomberg Business. Les années 2020 seront-elles aussi rugissantes que les Années folles de la décennie 1920? Certains optimistes comparent le début du siècle dernier, qui sortait tout juste de la Première Guerre mondiale puis de l'épidémie de grippe espagnole, à notre période contemporaine.

Il est vrai que la pandémie a considérablement accéléré l'adoption par les entreprises de nouvelle technologies, ce qui devrait avoir des conséquences positives durables. Cependant, comme le fait remarquer Bloomberg, la vie devrait moins changer entre 2020 et 2029 qu'entre 1920 et 1929.

Sans aller jusqu'à imaginer un bouillonnement équivalent à celui des Roaring Twenties, peut-on être optimiste sur un rebond fort et rapide de l'économie? En janvier, le FMI a publié des prévisions plus positives qu'en octobre quant à une reprise de la croissance. Selon l'institution, la croissance mondiale pourrait être de 5,5% en 2021.

Cela s'explique par les mesures de soutien gouvernementales mais aussi par une progression rapide de la vaccination, élément-clé de la reprise, qui pourrait permettre un retour à la normale dans le courant de l'année.

Le FMI constate que l'économie a su mieux encaisser le choc que prévu: «La contraction de l'économie mondiale en 2020 est estimée à 3,5%, soit 0,9 point de mieux que dans les prévisions précédentes (en raison d'un élan plus fort que prévu au deuxième semestre 2020).»

La Chine repart fort

Cependant, «l'incertitude demeure immense». Une troisième vague de l'épidémie notamment, causée en partie par de nouveaux variants du virus, pourrait remettre en cause cet optimisme. Tout comme les fortes inégalités de vaccination d'un pays à l'autre.

Une autre variable importante est celle des économies des ménages. Ceux qui ont la chance d'avoir pu conserver leur niveau de revenu malgré la pandémie ont considérablement augmenté leur épargne. Rien qu'en France, les ménages ont épargné 90 milliards de plus que l'an dernier, du jamais-vu.

La question est donc de savoir si, lors d'une réouverture plus large de l'économie, cet argent restera dormant ou dopera la consommation. En Chine, où l'économie est en train de reprendre rapidement du poil de la bête, le cabinet de conseil Capital Economics note que «les ménages commencent à dépenser leur excédent d'épargne constitué l'an dernier».

En France, l'épargne a repris sont cours normal dès septembre. À voir si l'excédent amassé (par les plus aisés) sera dépensé une fois les mesures de restrictions levées, encourageant ainsi un cercle vertueux, ou si «l'économie zombie» qu'envisagent certains économistes au sortir de la crise prendra le dessus.

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