Ho ho no! | drz via Unsplash

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Les centres commerciaux menacés par une pénurie de Père Noël

Le Pôle Nord n'est pas épargné par la «Great Resignation».

Depuis la mi-novembre, les centre commerciaux ont déjà sorti le grand jeu pour mettre leur clientèle dans l'ambiance des fêtes de fin d'année. Sapins, guirlandes lumineuses, fausse neige en polystyrène… Un dernier élément manque néanmoins à l'appel, et pas des moindres: le Père Noël.

Le directeur du site hiresanta.com, qui permet de louer les services d'un acteur pour qu'il joue le rôle du Père Noël, explique ainsi à Insider que la demande pour le personnage a augmenté de 121% par rapport aux deux années précédentes. Mais il y a un hic: l'offre ne parvient pas à rejoindre la demande, puisque le site a dans le même temps enregistré une baisse de 10% des candidatures.

En plus du traîneau de rennes et des vêtements rouges, les caractéristiques principales du Père Noël sont sa grosse barbe blanche et son embonpoint. Pas de chance, l'âge avancé et le surpoids sont deux comorbidités pouvant aggraver une contamination au Covid-19.

Les comédiens qui endossent habituellement l'habit du résident le plus célèbre du Pôle Nord ne désirent donc pas spécialement prendre sur leurs genoux des dizaines d'enfants inconnus.

100 dollars le supplément barbe

La pénurie de Pères Noël a rendu le marché très rude. Interrogée par le Washington Post, l'employée d'une organisation caritative chargée de trouver un Père Noël pour un gala explique avoir vu sa demande refusée par des dizaines d'agents.

Elle explique avoir finalement trouvé un comédien pour 320 dollars (282 euros) les deux heures. Et encore, il a fallu se satisfaire d'un comédien avec une fausse barbe: «Si on voulait une vraie barbe, ça aurait été une centaine de dollars de plus.»

Cette situation est une parfaite illustration du phénomène que les médias américains ont surnommé «la grande démission» («the Great Resignation»). La crise du Covid a fait grimper en flèche les démissions, et ce particulièrement aux États-Unis: les employés semblent tout simplement ne plus vouloir accepter les mêmes conditions de travail qu'avant la crise.

Les Pères Noël ne sont que l'un des nombreux emplois saisonniers qui peinent à trouver de la main-d'œuvre. Bars, restaurants, entrepôts, fret... c'est au Royaume-Uni que la situation est la plus précaire, la pénurie touchant en particulier les entreprises qui comptent sur Noël pour réaliser des bénéfices.

Pour ne rien arranger, les grandes entreprises comme Amazon siphonnent la main d'œuvre disponible afin d'assurer un fonctionnement optimal de leur colossale logistique pendant les fêtes. Il ne manque plus qu'une grève des lutins, et on peut annuler Noël.

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