En moyenne, un·e Britannique émet 8,2 tonnes annuelles de CO2. | JC Gellidon via Unsplash
En moyenne, un·e Britannique émet 8,2 tonnes annuelles de CO2. | JC Gellidon via Unsplash

Au Royaume-Uni, on émet plus de CO2 en deux semaines qu'en Afrique pendant un an

Ce chiffre est un véritable révélateur des inégalités mondiales en matière d'émissions carbone.

À partir du 12 janvier 2020, un·e citoyen·ne britannique aura dépassé les émissions annuelles d'une personne au Malawi, en Éthiopie, en Ouganda, à Madagascar, en Guinée et au Burkina Faso, révèle l'ONG Oxfam.

Avec 8,2 tonnes de C02 par personne en 2014 (dernière année disponible), le Royaume-Uni est largement au-dessus de la moyenne mondiale, qui se situe autour de 5 tonnes. La France ne fait pas beaucoup mieux, avec 6,9 tonnes de CO2 par personne la même année.

Parmi les vingt États émettant le moins à l'échelle mondiale, dix-huit sont des pays d'Afrique, dont le Nigeria, le Kenya et le Zimbabwe, qui ne dépassent pas la tonne annuelle de CO2 par habitant·e.

D'après le Global Carbon Atlas, il suffirait d'à peine cinq jours à un·e Britannique pour émettre la même quantité de carbone qu'un·e Rwandais·e pendant une année entière.

«C'est un choc de réaliser qu'en quelques jours seulement, nos modes de vie à haute teneur en carbone produisent les mêmes émissions que l'empreinte annuelle des habitants de certains pays pauvres», commente Danny Sriskandarajah, directeur général d'Oxfam au Royaume-Uni.

Enjeu générationnel

À regarder de plus près les principales sources d'émissions de CO2 par personne, certains chiffres marquent les esprits. Par exemple, un vol aller-retour entre Paris et New York enverrait près d'une tonne de CO2 dans l'atmosphère pour chaque passagèr·e.

Aujourd'hui, les efforts à réaliser pour limiter les émissions de CO2 sont titanesques, notamment pour les nouvelles générations. Un article du Monde calcule que pour respecter l'accord de Paris, les enfants nés à notre époque devront émettre huit fois moins de dioxyde de carbone à l'échelle mondiale que leurs grands-parents.

Plus précisément, dans l'optique de limiter le réchauffement à 2°C, un enfant né en 2017 en France devra limiter ses émissions de carbone à 170 tonnes de CO2 sur l'ensemble de sa vie, moins du tiers de celles d'un individu né en 1950 (589 tonnes). Dans le cas d'une limitation à +1,5°C, le plus jeune disposera d'un budget carbone de 68 tonnes, huit fois moins que son aîné.

Si cette personne venait à vivre jusqu'à ses 85 ans, elle ne devrait donc pas dépasser 2 tonnes de CO2 par an dans le scénario de 2°C et 0,8 tonne dans celui de 1,5°C, soit à peu près autant qu'un·e Indien·ne aujourd'hui (1,9 tonne par an). Challenge.

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