Un milliard d'Américain·es, et moi, et moi, et moi. | chuttersnap via Unsplash
Un milliard d'Américain·es, et moi, et moi, et moi. | chuttersnap via Unsplash

Pour stimuler leur économie, les États-Unis ont besoin d'un milliard d'Américains

Selon Matt Yglesias, l'immigration et la fertilité pourraient répondre à certains maux du pays.

Augmenter la population des États-Unis pour rendre son économie plus forte: c'est la théorie de Matt Yglesias, journaliste politique et cofondateur du média Vox, qu'il détaille dans son nouveau livre One Billion Americans: The Case for Thinking Bigger.

Le constat d'Yglesias est simple: ce qui tire actuellement vers le haut les puissances économiques montantes, comme la Chine et l'Inde, c'est avant tout la taille de leur population, quatre fois supérieure à celle des Américain·es.

Si les États-Unis ne veulent pas rester sur le carreau dans les années à venir, le pays devrait accroître sa population jusqu'à atteindre le milliard d'individus, contre 330 millions aujourd'hui.

Cela pourrait s'avérer bénéfique pour plusieurs pans de l'économie du pays, explique le média Quartz. Logements moins chers, repeuplement des petites villes rurales, dynamisation du marché intérieur: une telle politique, très volontariste, à rebours de l'idée que l'on peut se faire du malthusianisme, pourrait répondre à de nombreux maux de la société américaine.

Ouvrir les frontières

Mais le pays est loin d'approcher cette barre symbolique. Alors que l'espérance de vie baisse et que les naissances chutent outre-Atlantique, la croissance démographique du pays est en berne. Cette dernière, en hausse de 0,5% seulement par an, est inférieure à celle que connaissaient les États-Unis pendant la Grande Dépression des années 1930.

C'est pourquoi Matt Yglesias propose de laisser les immigrant·es rentrer aux États-Unis et d'accueillir, par exemple, les réfugié·es climatiques. Ce n'est pas la place qui manque, ajoute le média américain: si la population du pays atteignait le milliard, les quarante-huit États seraient toujours moins densément peuplés que des pays tels que l'Allemagne ou l'Italie.

Si l'idée a de quoi séduire, on a du mal à imaginer comment elle pourrait trouver preneur chez les pensionnaires actuel·les de la Maison-Blanche. Depuis l'investiture du président Trump, la politique migratoire a été durcie, au point que le nombre de migrant·es accepté·es dans le pays est passé à près de 596.000 en 2019, alors qu'il dépassait le million annuel il y a trois ans.

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