Les États-Unis ne semblent pas prêts à sortir du smog. | Ivan Bodganov via Unsplash
Les États-Unis ne semblent pas prêts à sortir du smog. | Ivan Bodganov via Unsplash

La guerre de Trump contre les normes anti-pollution pourrait coûter 415 milliards d'euros

Selon Consumer Reports, le retour en arrière législatif promis par le président américain entraînerait un surcoût de 3.000 euros par véhicule.

Il s'agit sans doute de la plus parfaite illustration de la légèreté avec laquelle l'administration Trump traite les questions environnementales.

Selon le président américain, les normes de pollution automobile décidées après de longues concertations sous Barack Obama sont néfastes à la fois pour l'économie et pour les consommateurs et consommatrices du pays.

Comme il l'a expliqué dans un tweet rageur, le résident de la Maison-Blanche compte bien défaire ce qui a été difficilement obtenu. La première étape sera d'interdire à la Californie de fixer ses propres règles en matière d'émissions, la seconde sera de briser l'intégralité du plan au niveau fédéral.

L'argument avancé? Les Américain·es veulent des automobiles moins chères que celles empruntant la voie de la transition écologique, et celle-ci est destructrice d'emplois.

«Henry Ford serait très déçu», avait tweeté un Donald Trump furieux lors de l'annonce en juillet dernier d'un deal entre la Californie et BMW, Ford, Honda et Volkswagen.

C'est bidon (d'essence)

La thèse populiste et pour le moins spécieuse du président américain a été intégralement réfutée par une étude de Consumer Reports, l'équivalent américain de l'UFC-Que Choisir.

Selon les calculs de l'organisme, les économies d'essence espérées grâce aux normes édictées en 2016 représenteraient près de 600 milliards d'euros entre 2021 et 2026.

À l'inverse, le détricotage écologique annoncé pourrait, sur la même période, entraîner un surcoût de 415 milliards d'euros pour la population américaine, imposée à 70 % sur les SUV et les pick-ups. Cela équivaudrait à près de 3.000 euros supplémentaires par véhicule et à une surtaxe d'environ 60 centimes sur chaque gallon d'essence consommé.

Au total, ce sont 320 milliards de gallons de pétrole qui seraient brûlés en plus si Trump imposait sa vision de l'automobile, soit environ 20 % des réserves connues du pays. Quant aux émissions de CO2, elles augmenteraient de près de 3 gigatonnes.

Plaidant pour des normes plus strictes encore, le rapport de Consumer Reports souligne que chaque dollar investi dans des technologies favorisant les économies d'essence peut faire gagner 3 dollars aux Américain·es.

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