L'effondrement de WeWork touche d'abord ses salarié·es, dont 20% devront chercher un nouvel emploi. | Scott Olson / Getty Images North America / AFP
L'effondrement de WeWork touche d'abord ses salarié·es, dont 20% devront chercher un nouvel emploi. | Scott Olson / Getty Images North America / AFP

Ex-patron de WeWork, Adam Neumann touchera 700.000 dollars pour chaque licenciement

L'effondrement de la start-up coûte cher au personnel, mais rapporte gros à son ex-patron.

Ce qui devait arriver, malheureusement, arriva: en grande difficulté financière après la mise en pause de son entrée en bourse, reprise en main par les fonds ayant placé fortunes et espoirs dans ses investissements précipités, WeWork se voit contrainte de licencier.

Pas quelques têtes, ici ou là, pour un léger ajustement: le dégraissage est massif, avec l'annonce de 2.400 personnes soudainement mises à la porte. Selon CNBC, cela représente 19% de la main-d'œuvre totale de l'entreprise de location de bureaux –le New York Times rapporte quant à lui que la décision pourrait bientôt toucher 4.000 salarié·es.

Souffrances inégales

Adam Neumann, l'homme qui a inventé WeWork, a fait gonfler la bulle jusqu'à une capitalisation estimée à 47 milliards de dollars puis accompagné son inévitable éclatement, touchera quant à lui un package confortable de 1,7 milliard de dollars pour s'éloigner du désastre qu'il a lui-même provoqué.

Ce qui fait faire à un journaliste de The Verge un calcul certes simpliste, peut-être démagogique mais finalement plutôt frappant: dans l'état actuel des choses, Neumann touchera donc 708.333 dollars (environ 642.000 euros) pour chaque employé·e de WeWork qui a perdu son emploi.

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De gros moyens et énormément de morts pour pas grand-chose.