À gauche, Jony Ive. À droite, Tim Cook. Le premier quitte la firme que dirige le second: un coup dur, ou le début d'une nouvelle ère? | Justin Sullivan / Getty Images North America / AFP
À gauche, Jony Ive. À droite, Tim Cook. Le premier quitte la firme que dirige le second: un coup dur, ou le début d'une nouvelle ère? | Justin Sullivan / Getty Images North America / AFP

Jony Ive, l'homme qui valait 9 milliards de dollars

Designer mythique pour Apple, l'Anglais a annoncé quitter la firme. Les marchés n'ont pas apprécié.

Comme Steve Jobs mais de manière sans doute moins tapageuse, aucune personne n'incarne mieux la renaissance puis la course vers la domination d'Apple que Sir Jonathan «Jony» Ive.

Salarié d'Apple depuis 1992, à la tête du design industriel depuis 1996, on doit ainsi à l'Anglais la série colorée des iMac, qui a sauvé l'entreprise et l'a remise sur les rails du succès, puis l'iPod, qui a radicalement chamboulé l'industrie de la musique, mais encore l'iPhone, dont l'impact commercial, industriel et sociétal est si phénoménal qu'il est difficile de le comprendre intégralement ou l'Apple Watch, qui écrase le marché des montres connectées.

Mieux que Steve Austin

Assurément un génie dans son domaine, Ive n'est pas pour autant épargné par les critiques. Dans un article intitulé «L'histoire ne sera pas tendre avec Jony Ive», Vice explique ainsi que les décisions et visions de l'Anglais, qui ont fini par infuser la quasi-intégralité des secteurs concernés, sont reponsables de l'impossibilité grandissante de réparer ou de matériellement mettre à jour les produits Apple.

Les ventes en demi-teintes de la dernière gamme d'iPhone ont également fait dire à certains qu'Apple, autrefois locomotive musclée de l'innovation dans le secteur de la tech, avait perdu de sa légendaire créativité.

Si les dernières années ont été plus ternes en matière de design, Apple doit à l'évidence une grande partie de sa colossale capitalisation boursière aux visions du mythique designer. Quand celui-ci a annoncé le 27 juin son départ de la firme pour créer sa propre entreprise, LoveFrom, le marché a bien entendu réagi.

Bloomberg rapporte ainsi que le cours de l'action Apple avait glissé d'un peu plus de 1% dans les heures qui ont suivi l'annonce du départ de Ive –dont la nouvelle société comptera pourtant Apple parmi ses client·es.

Un petit pourcent qui, mis en rapport avec la capitalisation boursière de la firme, donne une valeur à l'Anglais, selon le site américain: selon le marché, Ive valait donc environ 9 milliards de dollars (7,9 milliards d'euros environ). La personne qui le remplacera, que Tim Cook chargera sans doute de réveiller la créativité des designs d'Apple, aura donc fort à faire.

En ce moment

L'effondrement de WeWork, gérer un collègue psychopathe, un ascenseur spatial, une semaine sur korii.

Et Cætera

L'effondrement de WeWork, gérer un collègue psychopathe, un ascenseur spatial, une semaine sur korii.

Un dimanche pour lire l'essentiel.

Choisir sa néobanque, l'angoisse de la batterie, les coûteuses émissions de Trump, aujourd'hui sur korii.

Et Cætera

Choisir sa néobanque, l'angoisse de la batterie, les coûteuses émissions de Trump, aujourd'hui sur korii.

(Et plein d'autres choses aussii.)

Comment un seul homme s'est accaparé l'économie de tout un peuple

Biz

Comment un seul homme s'est accaparé l'économie de tout un peuple

Guohui Shi a obtenu en 2018 le monopole de l'achat de laine au Lesotho, mais l'homme d'affaires chinois ne paie pas les producteurs.