«Les acheteurs essayent maintenant de profiter des hypothèques qui sont à un prix historiquement bas.» | Breno Assis via Unsplash.

«Les acheteurs essayent maintenant de profiter des hypothèques qui sont à un prix historiquement bas.» | Breno Assis via Unsplash.

Le marché de l'immobilier américain en hausse record de 20%

Au cours du mois de juin, les maisons se sont vendues comme des petits pains.

Alors que la vie reprend petit à petit son cours après des mois de confinement, les États-Unis sont encore empêtrés dans l'épidémie de Covid-19. Le nombre de cas détecté a dépassé les quatre millions et plusieurs États continuent d'établir des records journaliers.

À cause de la propagation du coronavirus sur son territoire, le pays est entré en récession et le chômage a explosé. Mais malgré une économie très mal en point, un secteur a connu un brusque sursaut au mois de juin: l'immobilier. Les ventes de maisons (hors constructions) ont augmenté de 20,7% par rapport au mois précédent.

D'après la National Association of Realtors (Association nationale des agents immobiliers, NAR), ce chiffre représente la plus importante augmentation mensuelle depuis au moins 1968, année à partir de laquelle elle a commencé le décompte.

D'après l'association, ce rebond est dû aux «locataires d'appartement à la recherche de plus d'espace, de jeunes familles s'installant en banlieue et de l'achat de résidences secondaires par de riches urbains». Un phénomène similaire à ce qu'il s'est passé en France après le confinement.

«Alors qu'on sort du confinement, nous voyons que les acheteurs se sont multipliés. Ils essayent maintenant de profiter des hypothèques qui sont à un prix historiquement bas», explique Lawrence Yun, le directeur économiste de la NAR.

Vrai rebond ou effet trompe-l'oeil?

Désormais, la grande question est de savoir si cette augmentation continuera ou non lors des prochains mois. Si l'été est souvent une période riche en emménagements, ce pic soudain pourrait n'être que le résultat d'un effet d'embouteillage pendant le confinement. Toutes les personnes qui ont les moyens d'acheter auraient ainsi conclu leurs ventes dès que cela a été possible.

En effet, comme le remarque le Wall Street Journal, beaucoup d'acheteurs potentiels remettent les investissements à plus tard à cause d'une sécurité de l'emploi précaire et des risques sanitaires liés à la visite de maisons.

Mais malgré ce bond, les niveaux sont encore loin de ceux d'avant la pandémie. Les ventes pour le mois de juin ont enregistré une baisse de 11,3% par rapport à la même période de l'année précédente.

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