Un million par jour, de quoi ne pas trop s'en faire. | Matt Winkelmeyer / Getty Images North America / AFP
Un million par jour, de quoi ne pas trop s'en faire. | Matt Winkelmeyer / Getty Images North America / AFP

Un million de dollars par jour: la rémunération faramineuse du PDG de Coinbase

Brian Armstrong s'est vu attribuer un plan de stock-options très généreux.

La flambée du cours du bitcoin, multiplié par six entre mars 2020 et mars 2021, a subitement fait la fortune de certains crypto-investisseurs. Selon CBS, il y aurait à présent 100.000 millionnaires en bitcoin dans le monde, contre à peine 15.000 un an auparavant.

Au moins cinq d'entre eux ont rejoint le club des milliardaires, d'après Forbes, dont Cameron et Tyler Winklevoss, les cofondateurs de la bourse de cryptologie Gemini, ou Matthew Roszak, un crypto-évangéliste de la première heure qui a vu sa fortune passer de 300 millions à 1,2 milliard de dollars (1 milliard d'euros environ) en un an.

Mais ce n'est rien au regard des 15 milliards du PDG de Coinbase, l'une des applications d'échange de cryptomonnaie les plus populaires. Brian Armstrong fait désormais partie des 500 personnes les plus riches du monde, devant le patron de Snapchat Evan Spiegel ou de Twitter Jack Dorsey.

Après avoir perçu un salaire mensuel d'un million d'euros en 2020, le néo-milliardaire pourrait toucher plus de 3 milliards de dollars sur la prochaine décennie, soit près d'un million de dollars par jour ouvré, rapporte Bloomberg, qui cite cet accord de rémunération comme «l'un des plus somptueux d'Amérique».

C'est notamment la prochaine entrée en bourse de Coinbase qui affole les compteurs. Créée en 2012, l'entreprise est devenue un mastodonte des cryptomonnaies, grâce à l'engouement mondial pour le bitcoin.

En 2020, elle a enregistré des revenus de 1,1 milliard de dollars et un bénéfice de 322 millions de dollars. Sa valorisation est désormais estimée à 100 milliards de dollars et son entrée en bourse s'annonce comme l'une des plus prometteuses depuis celle de Facebook.

La vie de Brian

En août 2020, Brian Armstrong s'est vu attribuer 9,3 millions de stock-options, soit 3,8% de l'encours de l'entreprise. L'objectif de l'action étant de 374 dollars lors de l'introduction en bourse, cela mettrait Brian Armstrong à la tête d'un pactole de 3,5 milliards d'euros, sachant que les options sont valables dix ans.

Ce n'est bien sûr que la fourchette basse: si l'action continue de grimper dans les années à venir, la fortune engrangée sera encore plus importante.

Ces montants à faire tourner la tête illustrent la dernière tendance des administrateurs à accorder de faramineuses attributions d'actions gratuites aux PDG des entreprises préparant leur introduction en bourse.

Selon eux, ces transactions sont nécessaires pour conserver le fondateur à la tête de la compagnie, gage de stabilité. Parmi les autres exemples récents de ces rémunérations démesurées figurent Alex Karp, cofondateur et PDG de Palantir Technologies, qui va recevoir des stock-options d'une valeur de plus d'un milliard de dollars au cours de la prochaine décennie.

Quant à Frank Slootman, le PDG de Snowflake, une start-up d'hébergement de données dans le cloud, il obtiendra des options d'achat d'actions évaluées à environ 80 millions de dollars chaque mois pendant quatre ans.

Pour Brian Armstrong, cela repose bien entendu sur la condition que les cryptomonnaies ne se seront pas effondrées d'ici là. Entre ceux qui prédisent un bitcoin à un million de dollars et ceux qui, comme Nouriel Roubini, affirment que «sa valeur est inférieure à zéro», il sera difficile pour le PDG d'anticiper un plan de retraite peinard.

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