Débordée, l'Asie du Sud-Est demande à l'Occident de se débrouiller avec ses déchets. | Juni Kriswanto / AFP
Débordée, l'Asie du Sud-Est demande à l'Occident de se débrouiller avec ses déchets. | Juni Kriswanto / AFP

Le monde a produit 2 milliards de tonnes de déchets en 2016

Les pays en voie de développement qui les importaient jusqu'alors refusent désormais d'être la poubelle de l'Occident.

Impressionnants, les chiffres proviennent d'une étude de la Banque mondiale: les près de 8 milliards d'individus qui constituent l'humanité ont produit 2,01 milliards de tonnes de déchets solides en 2016. Le même rapport calcule que, d'ici 2050, nos poubelles pourraient représenter 3,4 milliards de tonnes.

Sous le tapis, de l'autre côté du monde

Que faire de ces déchets? Les recycler, quand cela est possible. Mais quid de ceux que les systèmes des pays développés ne peuvent pas prendre en charge? Les coller dans des décharges, les enterrer, les incinérer –avec, pour chaque solution, les coûts environnementaux importants que l'on peut imaginer.

Plus commode encore: les pays riches peuvent se débarrasser du problème en l'exportant, contre rémunération, vers des pays moins vernis. La Chine a longtemps absorbé une large partie des déchets américains, britanniques, allemands, japonais ou mexicains: selon Quartz, elle a importé 72% des déchets plastiques mondiaux depuis 1992.

Au point de se lasser de constituer la poubelle d'un Occident se lavant les mains de ses lacunes en matière de recyclage et d'empreinte écologique. En 2017, le pays annonçait la fermeture de ses frontières aux déchets non-industriels, laissant les zones qui font appel à ses services face à une montagne de 111 millions de tonnes de déchets supplémentaires prévues d'ici à 2030.

Ces mêmes exportateurs d'ordures avaient trouvé une première parade: changer de partenaire et faire appel aux services, incinérateurs ou décharges géantes du Vietnam, de la Malaisie, de l'Inde, de l'Indonésie, de la Thaïlande et des Philippines notamment.

L'Asie déborde

Las, trop c'est trop et l'un après l'autre, comprenant que la gestion (souvent illégale) de ces monceaux de poubelles était en train de se transformer en cauchemar écologique et social, ces pays ont imité la Chine et limité ou interdit les importations d'ordures, notamment de plastique.

À nouveau, que faire? Chercher d'autres endroits à polluer –tant qu'ils sont loin de nos campagnes. «L'Afrique pourrait être le prochain», explique un expert singapourien à Bloomberg, qui pose la question des solutions pour contenir le problème.

Celles-ci (incinération, enfouissement, production d'électricité grâce au méthane généré par la décomposition, recyclage en produits chimiques, etc.) présentent parfois quelques avantages –économiques surtout– mais ont l'inconvénient de rester complexes à mettre en œuvre et coûteuses pour l'environnement.

Reste alors un moyen pour faire face au problème: trouver ou retrouver les méthodes et technologies, parfois anciennes, qui éliminent totalement les déchets.

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