Selon le PDG, cette performance décevante est un simple rattrapage d'un premier trimestre excédant toutes les prévisions. | Mario Tama / Getty images north america / AFP
Selon le PDG, cette performance décevante est un simple rattrapage d'un premier trimestre excédant toutes les prévisions. | Mario Tama / Getty images north america / AFP

Pour la première fois, Netflix perd 130.000 abonnements aux États-Unis

Hausse des tarifs et nouvelles séries qui font un flop: la clientèle de l'entreprise est (un peu) à reconquérir.

La nouvelle n'est pas bonne. Le 17 juillet au soir, le cours de l'action de la plateforme de streaming a enregistré une baisse de plus de 10%. Le groupe, qui avait prophétisé l'ajout de cinq millions d'abonné·es à l'international, n'en a finalement attiré que 2,7 millions durant le second trimestre. Soit près de deux fois moins que prévu. Pire: Netflix a perdu 130.000 client·es sur le marché américain.

Un contenu et des tarifs qui attirent moins

Selon Reed Hastings, le fondateur et patron de la société, cette performance décevante est un simple rattrapage d'un premier trimestre qui avait excédé toutes les prévisions.

Il admet cependant que les nouvelles séries introduites de mars à juin ont suscité moins d'enthousiasme qu'attendu. Aussi, Netflix sait qu'il doit dire au revoir à des productions phares comme Friends ou The Office, encore visionnées par quantité de fans. «Nous pensons que le contenu du deuxième trimestre a entraîné moins de croissance que prévu dans les annonces nettes payantes», ont consenti les dirigeants.

Le géant de la vidéo à la demande a surtout été pénalisé par la hausse de ses tarifs d'abonnement pour certains de ses principaux marchés, notamment aux États-Unis. «Nous avons manqué nos objectifs un peu partout, mais particulièrement dans les régions où il y a eu des augmentations de prix», a expliqué Netflix dans une lettre à ses actionnaires.

Concurrence de plus en plus féroce

Et d'affirmer: «Nous ne croyons pas que la concurrence ait été un facteur, car il n'y a pas eu de changement important dans le paysage au cours du deuxième trimestre». Les rivalités sont pourtant déjà nombreuses dans le secteur, où Amazon Prime, Hulu, HBO, BBC, YouTube ou encore l'Indien Hotsar, jouent des coudes pour se faire une place auprès des internautes.

Et, elle s'intensifiera sérieusement au cours des prochains mois avec l'arrivée des nouvelles offres d'acteurs majeurs, tels que Disney, Apple ou encore WarnerMedia et NBCUniversal.

Netflix reste optimiste. La diffusion de séries à succès comme Stranger Things, et prochainement Orange Is The New Black, ou The Crown, devrait lui permettre de redresser la barre au troisième trimestre. Mais, l'objectif du recrutement de sept millions d'abonné·es sur cette période, est peut-être un brin bravache.

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