Alysia Montaño, l'athlète à l'initiative de cette évolution, lors de la finale des qualifications pour le 800 mètres aux JO de 2016. | Andy Lyons / AFP

Alysia Montaño, l'athlète à l'initiative de cette évolution, lors de la finale des qualifications pour le 800 mètres aux JO de 2016. | Andy Lyons / AFP

Nike va arrêter de pénaliser les sportives enceintes

Cette décision s'inscrit à la suite de la tribune d'une athlète médaillée olympique.

Financièrement, un contrat de sponsor avec Nike est le graal pour tout·e athlète. L'assurance d'une large exposition, de produits gratuits et, surtout, d'un gros chèque. Mais l'équipementier américain est exigeant: les athlètes qu'il sponsorise sont tenu·es à des critères de performance pour rester sous contrat.

Problème: cette obligation de performances n'est pas suspendue lors d'une grossesse ou d'une maternité. Une politique profondément injuste qu'a dénoncée Alysia Montaño, coureuse de demi-fond plusieurs fois médaillée du 800 mètres et en relai 4x800 mètres, dans un édito du New York Times intitulé «Nike m'a dit de faire des rêves fous, jusqu'à ce que je veuille un enfant».

Elle souligne qu'il y a quelques mois, Nike avait beaucoup fait parler avec une campagne de communication mettant l'accent sur le sexisme dans le sport et les incroyables performances de ses sportives. Mais selon elle, ce n'était que de la com'.

Féminisme de papier

Nike accepte des pauses dans les performances en cas de blessure par exemple, mais ces pauses ne sont pas assez longues pour pouvoir soutenir une grossesse. Si une sportive veut un enfant, Nike a le droit de diminuer sa paye, voire mettre fin à son contrat.

Lorsque Montaño a prévenu Nike de sa volonté d'avoir un enfant, la marque lui a donc simplement répondu qu'elle «mettrait [son] contrat en pause et [arrêterait] de la payer».

Or, comme le remarque Montaño, les disciplines comme l'athlétisme ne sont pas vraiment rémunératrices pour les sportif·ives, à qui leur fédération ne verse pas de salaire, et qui n'ont pas d'équipe comme pour le baseball, le foot ou le basket. Les contrats avec des équipementiers sont donc primordiaux.

Après que plusieurs médaillées olympiques ont manifesté leur soutien, Nike a finalement confirmé au Wall Street Journal que les futurs contrats incluraient des clauses assurant un maintient de salaire pendant les grossesses. Pour les contrats existants, la société ne veut pas les modifier mais «leur fournir les assurances appropriées afin de renforcer notre nouvelle politique».

Il reste à espérer que les autres entreprises de l'industrie suivront. Deux équipementiers sportifs, Burton et Brooks, ont d'ores et déjà annoncé prendre des mesures similaires.

En ce moment

L'avenir incertain du smartphone, une Tesla drôlement bricolée, nos os face à la technologie, c'était aujourd'hui sur korii.

Et Cætera

L'avenir incertain du smartphone, une Tesla drôlement bricolée, nos os face à la technologie, c'était aujourd'hui sur korii.

(Et plein d'autres choses aussii.)

La Tesla pick-up arrive (et Elon Musk n'y est pour rien)

Et Cætera

La Tesla pick-up arrive (et Elon Musk n'y est pour rien)

Avec un peu d'huile de coude et beaucoup d'humour, la YouTubeuse Simone Giertz a métamorphosé une Tesla Model 3.

Bientôt un lieu dédié aux personnes en situation de handicap dans un complexe e-sportif français

Et Cætera

Bientôt un lieu dédié aux personnes en situation de handicap dans un complexe e-sportif français

Pour la première fois dans l'Hexagone, le projet toulousain Icone consacrera un espace aux joueurs et joueuses non valides.