Une plateforme pétrolière à Tenerife, le 21 aout 2021. | Maria Lupan / AFP

Une plateforme pétrolière à Tenerife, le 21 aout 2021. | Maria Lupan / AFP

Comment l'industrie du pétrole est revenue d'entre les morts

Et pourquoi votre plein n’a pas fini d’augmenter.

C'était le symbole le plus criant des conséquences sur l'économie du Covid-19. En mars 2020, le baril de pétrole est passé pour la première fois de son histoire sous la barre des zéro dollar. Pourtant, un peu moins de deux ans plus tard, le baril de brent atteint les 90 dollars (79 euros) et pourrait bien franchir le cap des 100 dollars (88 euros). Du jamais-vu depuis 2014.

Comment, après avoir été réduit à une substance pour laquelle il fallait payer pour s'en débarrasser, le pétrole est-il redevenu un or noir? Comme l'explique Bloomberg, au plus fort de la crise, les compagnies pétrolières croyaient dur comme fer que la consommation d'hydrocarbures ne serait plus jamais la même, et que le Covid constituait un puissant accélérateur pour l'abandon progressif du pétrole.

Par conséquent, les entreprises du secteur se sont comportées comme si la pandémie signait le début de la fin. En quelques mois, des plans sociaux massifs ont supprimé des centaines de milliers d'emplois, les puits ont ralenti leur production et les dirigeants ont même admis publiquement que le futur du pétrole était compromis.

Seulement, grâce à l'arrivée relativement rapide de vaccins efficaces, la demande de pétrole est repartie plus tôt que prévu, et les vagues successives du virus n'ont rien fait pour l'arrêter, au contraire. La hausse de la demande, alors que l'industrie avait préparé une baisse sur le long terme, a fait enfler les prix.

Prudence plutôt que croissance

Alors que les prix atteignaient des niveaux qui, d'ordinaire auraient provoqué une frénésie productrice, l'Opep tout comme les États-Unis, n'ont pas réitéré leurs erreurs passées et sont restés prudents.

Résultat: mi-2021, l'Agence internationale de l'Énergie estimait que la consommation de carburant était revenue à 98% de son niveau pré-Covid, alors que la production n'avait été restaurée qu'à 95%.

Cerise sur le gâteau, l'Europe a traversé un hiver glacial, et le risque d'un conflit entre la Russie et le reste du continent fait encore un peu plus gonfler le prix du baril. Même Joe Biden doit se résoudre à supplier l'Opep de produire davantage afin de lutter contre l'inflation.

Il faudra plus qu'une pandémie mondiale pour mettre un dernier clou dans le cercueil des énergies fossiles. À voir tout de même combien de temps l'industrie parviendra à rester aussi disciplinée.

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