Pour une fois que c'est l’écologie qui fait disparaître quelque chose… | Lex Sirikiat via Unsplash

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Recycler les gobelets, le casse-tête de Starbucks

Certaines que leurs tasses en papier et plastique seront interdites tôt ou tard, les chaînes de cafés ont engagé une course contre la montre.

Quel sera le prochain produit jetable, polluant et produit en masse à disparaître? Après les sacs en plastique puis les pailles, les chaînes de cafés américaines craignent, à raison, que leurs gobelets jetables en papier doublé de plastique soient les prochains sur la liste.

Des centaines de milliards de ces gobelets finissent aux ordures chaque année. À lui seul, Starbucks en produit environ six milliards par an. Pour mettre fin à ce déluge de déchets, des États un peu partout dans le monde se décident à se débarrasser des contenants en plastique à usage unique.

L'Europe va interdire pailles, couverts et gobelets en plastique d'ici 2021; en Inde, ils devraient disparaître un an plus tard. Ici et là, des mesures sont prises pour faire baisser leur consommation. Berkeley, une ville californienne, consomme 40 millions de gobelets à l'année, quasiment un par jour et par habitant·e. Son conseil municipal a décidé d'imposer aux cafés un supplément de 25 centimes de dollar (0,22 euro) par tasse jetable.

À la recherche de la tasse parfaite

Pour les grands coffee-shops américains comme Starbucks, mais aussi Dunkin' ou McDonald's, c'est une crise existentielle, tant ces gobelets sont au cœur de leur business. Mais cela fait un bout de temps que les entreprises s'y préparent... avec un succès tout relatif.

De nombreuses alternatives ont été tenues en échec. Les tasses 100% recyclées n'étaient pas assez solides, les gobelets en fibre de champignon biodégradable étaient trop chers, etc.

Même lorsque les tasses sont fabriquées à partir de matériaux recyclés, elles sont difficilement recyclables. La couche de plastique intérieure fait peur aux recycleurs, qui craignent qu'elles n'engluent leurs machines et les jettent souvent aux ordures. Si bien qu'il n'existe que trois machines dans toute l'Amérique du Nord capables de séparer papier et plastique.

Starbucks a bien réussi en 2018 à confectionner une tasse à partir d'autres tasses recyclées. Mais pour cela, des monceaux de gobelets ont été récupérés puis acheminés dans le Wisconsin pour les recycler, puis les fibres ont été envoyées dans une seconde usine du Texas pour en faire des tasses avant que le logo ne soit un imprimé dans une troisième: le bilan carbone de ces tasses trop voyageuses était donc à revoir.

Malgré des millions dépensés en recherche, la tasse parfaite n'arrive pas. C'est donc plutôt vers un changement d'habitudes de la clientèle que les baristas se tournent. Starbucks offre déjà une réduction à qui apporte son propre mug réutilisable.

Mais la chaîne peut redouter un changement de consommation encore plus important: finalement, beaucoup de problèmes sont réglés par un expresso fait chez soi, versé dans une tasse en céramique ou transporté dans une Thermos.

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