Le jeu Tony Hawk's Skateboarding compte seize épisodes, sur lesquels le sportif n'aurait pas touché ses royalties s'il avait cédé plus jeune au chant des sirènes. | Robert Benson / Getty Images North America / AFP
Le jeu Tony Hawk's Skateboarding compte seize épisodes, sur lesquels le sportif n'aurait pas touché ses royalties s'il avait cédé plus jeune au chant des sirènes. | Robert Benson / Getty Images North America / AFP

En refusant un chèque de 500.000 dollars, le skater Tony Hawk a fait le meilleur investissement de sa vie

Encore jeune mais déjà businessman accompli, l'Américain a fait dans les années 1990 un pari (réussi) sur lui-même.

La valeur n'attend pas le nombre des années et celle de Tony Hawk, légendaire skater américain, a été établie très tôt –repéré par l'autre légende Stacy Peralta, il est devenu professionnel dès l'âge de 14 ans, au début des années 1980.

Pari gagnant

À la fin des années 1990 le phénomène était devenu suffisamment fameux pour pousser le studio Activision, par l'odeur des dollars alléché, à plancher sur un jeu vidéo qui mette en scène le garçon. La firme lui propose alors 500.000 dollars (près de 439.000 euros) pour aquérir, ad vitam æternam, la «marque» Tony Hawk.

«Je n'avais jamais entendu quiconque prononcer ces mots, “un demi-million de dollars”», raconte l'Américain à CNBC. Sa tête n'a pourtant pas tourné à l'évocation d'une somme que l'on peut qualifier de mirobolante. Sa maison payée, à l'aise avec ses revenus accumulés ou à venir, Tony Hawk a poliment refusé. «J'ai senti que je pouvais me permettre un pari», se souvient-il.

Un pari qui fut gagnant. Le premier des jeux portant son nom, Tony Hawk's Skateboarding, est paru en 1999 sur la première Playstation avant d'être porté sur la Nintendo 64, la Dreamcast ou la Game Boy Color. Le rouleau compresseur était lancé. La vénérable série compte désormais seize épisodes, tous publiés sur l'intégralité des supports imaginables.

Surtout, rapporte CNBC, elle a fini par représenter un chiffre d'affaires cumulé de 1,4 milliard de dollars –une somme colossale sur laquelle Hawk a continué de percevoir, à chaque nouvelle sortie jusqu'au dernier en date en 2015, des royalties sans doute bien plus massifs que les 500.000 dollars initialement proposés.

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