Les bars ont la gueule de bois. | Dovi via Unsplash
Les bars ont la gueule de bois. | Dovi via Unsplash

Les pubs britanniques, espèce en voie de disparition

Piliers culturels, ils se retrouvent sur la sellette à cause du Covid et du Brexit.

Pierre angulaire de la culture britannique, les pubs ont été violemment touchés pas la pandémie de Covid-19 et la débandade économique qu'elle a provoquée. Selon le Wall Street Journal, pas moins de 3.250 établissements ont fermé au Royaume-Uni entre mars 2020 et septembre 2021, soit 6,8% des bars du pays.

La première cause est bien entendu leur fermeture forcée pendant plusieurs mois, qui a représenté pour les débits de boisson un énorme manque à gagner. Cette interruption est intervenue alors que le nombre de pubs dans le pays était déjà en chute libre depuis des années. D'après la British Beer & Pub Association, 14.200 pubs ont ainsi fermé depuis 1995: près du quart des pubs du royaume ont mis la clé sous la porte en vingt-cinq ans.

À Liverpool, raconte le Wall Street Journal, la Smithdown Road était célèbre pour les «Smithdown Ten», les dix pubs qui bordaient la rue. Aujourd'hui, ils ne sont plus que quatre. Conor Foley, le patron de l'un de ceux toujours debout, le Kelly's Dispensary, explique que malgré la levée des consignes sanitaires, la situation n'est pas rose.

Tournée d'adieu

Le Covid a créé des réactions en cascade qui sèment la pagaille sur la chaîne d'approvisionnement mondiale et causent des pénuries en tous genres. Au Royaume-Uni, le Brexit s'en mêle et exacerbe ces dysfonctionnements.

Pénurie de main-d'œuvre, pénurie de carburant et, pire que tout, pénurie de bière: du fait de l'augmentation du coût des ingrédients (comme le malt) et des matières servant au transport et au stockage (notamment l'aluminium), les brasseries ont dû augmenter leurs prix, au détriment des distributeurs.

Conor Foley explique qu'il doit désormais payer 6% de plus qu'avant pour un fût de Guinness. Et ce, alors que de nombreux Britanniques n'ont pas repris leurs habitudes au pub, et qu'après le pic post-déconfinement, la fréquentation n'a pas retrouvé son niveau d'avant-crise.

La période de décembre, souvent faste pour les pubs, sera critique pour nombre d'établissements. Fin septembre, les membres de la British Beer & Pub Association estimaient avoir moitié moins de réservations qu'habituellement à cette époque de l'année. Pour certains, cela pourrait signer leur dernière tournée.

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