Allez, au boulot! | Kevin Zen via Flickr CC
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Dans les start-ups, la vieillesse commence à 36 ans

C'est à partir de cet âge que l'on commencerait à être victime de préjugés dans la Silicon Valley.

En décembre 2018, la société First Round Capital a rendu public, pour la troisième année consécutive, les résultats d’un sondage effectué auprès de 529 personnes ayant fondé une start-up aux États-Unis. Et ils sont riches d'enseignements sur la perception de l’industrie par ses principaux protagonistes.

À la quasi-unanimité (89%), les start-uppers pensent que les personnes plus âgées sont victimes de préjugés. Si des études suggèrent que compter tous les âges parmi ses effectifs améliore la productivité et les performances globales, les stéréotypes sur les seniors incapables de comprendre la technologie et de s’adapter au monde moderne ont sans surprise la vie dure.

Et l'on ne parle pas d'octogénaire, ni même de quinqua: en 2017, l’âge médian des personnels de Google était de 30 ans, 28 ans pour Facebook et 31 pour Apple.

Le graphique ci-dessous montre que la majorité des personnes interrogées considèrent que l’âgisme frappe à partir de la quarantaine. Plus du quart estiment même que les discriminations liées à l’âge commencent dès 36 ans.

Ce constat est partagé par une étude de Visier sur l’âgisme dans l’industrie des nouvelles technologies: entre juin 2015 et juin 2016, les embauches de personnes de 20 à 33 ans y ont été 50% plus nombreuses que ce qu'elles pèsent dans la main d’œuvre globale, contre 33% de moins pour les embauches des 34 à 51 ans et 60% de moins pour celles des 52 à 70 ans.

Reste que l’étude de First Round est un sondage et non une étude exhaustive. Il faut donc se méfier des biais: 83% des personnes interrogées sont des hommes, ce qui pourrait expliquer que seules 28% d'entre elles estiment que les investisseurs discriminent les start-uppers en fonction de leur genre –comme quoi la logique des perceptions ne coïncide pas toujours avec celle des statistiques.

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