Joe Biden lors d'une rencontre économique à Beijing, le 5 décembre 2013. | Lintao Zhang / AFP

Joe Biden lors d'une rencontre économique à Beijing, le 5 décembre 2013. | Lintao Zhang / AFP

Les superordinateurs chinois, des atouts militaires dans le viseur américain

Les États-Unis craignent que ces machines n'aident Pékin à surpasser leurs armes.

La relation particulièrement explosive que Donald Trump entretenait avec la Chine ne s'est pas détendue lors de l'arrivée au pouvoir de Joe Biden. Le secteur des nouvelles technologies en particulier continue d'être dans le viseur des États-Unis.

Dernière preuve en date, jeudi 8 avril, la secrétaire du commerce Gina Raimondo a placé sur liste noire sept organisations chinoises spécialisées dans le domaine des supercalculateurs, aussi appelés superordinateurs, et que les États-Unis disent liées aux instances militaires chinoises. La liste comprend notamment l'entreprise qui gère le Sunway TaihuLight, ordinateur qui fut un temps le plus puissant de la planète.

Ces machines surpuissantes permettent d'effectuer des calculs extrêmement complexes, indispensables à de nombreuses industries –y compris militaires. C'est officiellement pour cette raison que les États-Unis ont imposé des sanctions sur ces entreprises, mais elles pourraient également freiner le souhait de Pékin d'atteindre l'auto-suffisance dans le domaine des micro-processeurs.

I'm feeling hypersonique

«Les capacités de calcul par superordinateurs sont vitales pour le développement de beaucoup –sinon de toutes– les armes et systèmes de sécurité nationaux modernes, dont les armes nucléaires et hypersoniques», a précisé Gina Raimondo lors d'une conférence de presse.

Le Pentagone redoute en effet que l'Armée populaire de libération puisse, via les organisations visées, s'appuyer sur des technologies avancées, notamment américaines, afin de rattraper son retard sur l'armée des États-Unis. Raimondo a précisé lors de sa conférence qu'elle ferait «le maximum pour empêcher la Chine d'utiliser des technologies américaines pour appuyer leurs efforts de modernisation militaire».

Les entreprises américaines ont donc interdiction de vendre quoi que ce soit aux entreprises présentes sur l'«entity list» sans avoir obtenu l'autorisation préalable du gouvernement.

Cette liste ne complique pas seulement les relations des entreprises visées avec les États-Unis. Les productrices taïwanaises de semi-conducteurs Alchip et TSMC ont par exemple d'ores et déjà annoncé qu'elles allaient cesser de collaborer avec Phytium, l'une des firmes présentes sur la liste noire américaine.

Les missiles hypersoniques visés par la mesure sont la dernière marotte des armées du monde entier. Russes, Américains et Chinois en particulier courent après ces armes surnommées «missiles inarrêtables» car, bien que cela soit contesté, leur vitesse extrême leur permet en théorie d'être indétectables par les systèmes anti-missiles.

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