Elon Musk lors d'un discours à la conférence Satellite 2020 à Washington, le 9 mars 2020. | Brendan Smialowsky / AFP

Elon Musk lors d'un discours à la conférence Satellite 2020 à Washington, le 9 mars 2020. | Brendan Smialowsky / AFP

Si Tesla se maintient, Musk pourrait toucher 663 millions d'euros

Cela pourrait expliquer sa colère contre le confinement –moins le tweet qui a fait s'effondrer le cours de l'action.

Elon Musk, PDG de Tesla, ne touche pas de salaire de la part de son entreprise de voitures électriques. Cela ne veut néanmoins pas dire qu'elle ne peut pas le rendre très riche.

Cette année, si Tesla réussit à atteindre tous ses objectifs, le milliardaire se verra récompensé par une montagne de stock-options, sur lesquelles il pourrait faire un profit d'environ 720 millions de dollars, soit près de 663 millions d'euros.

Or, Tesla est en bonne voie pour remplir trois de ces conditions. La première était de porter la valorisation de l'entreprise à 100 milliards de dollars [92 milliards d'euros], la seconde de maintenir cette valorisation minimale pendant au moins un mois.

Ces deux objectifs sont d'ores et déjà atteints. Le troisième est d'arriver à tenir une moyenne de 100 milliards sur six mois: Tesla est à deux doigts d'y parvenir, puisqu'elle se situe pour l'instant à un niveau de 96 milliards de dollars.

«Libérez l'Amérique!»

Si son entreprise réussissait à franchir la barre, et elle semble en passe de le faire, Elon Musk obtiendrait ainsi le droit d'acheter 1,69 million d'actions, pour 350,02 dollars [323 euros] pièce.

Les actions de Tesla valant autour de 778 dollars [717 euros], il ferait en les revendant un bénéfice de 720 millions, qui viendraient s'ajouter aux 39 milliards de sa fortune personnelle.

Mais c'est sans compter la crise du Covid-19, qui menace la croissance de Tesla comme celle de bien des entreprises. Ce qui explique peut-être pourquoi son PDG est si en colère contre les dispositifs de confinement instaurés dans le pays.

Le 29 avril, Musk a ainsi tweeté (dans un geste très trumpien) «LIBÉREZ L'AMÉRIQUE MAINTENANT», une critique assez claire des mesures prises pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.

Il a plus tard précisé que, selon lui, «interdire de quitter sa maison, et être arrêté si on le fait, c'est fasciste. Ce n'est pas la démocratie, ce n'est pas la liberté. Rendez aux gens leur liberté».

Ces critiques ont commencé après que la région de la baie de San Francisco a imposé le confinement et la fermeture des commerces non essentiels, dont l'usine Tesla de Fremont. Musk a d'abord refusé de fermer, avant de se plier à l'ordre, puis finalement de demander à certain·es employé·es de retourner au travail, en dépit de l'interdiction.

Rebondissement le 1er mai, qui pourtant n'était pas un 1er avril. Sans que l'on ne sâche exactement ce qui a pu lui passer par la tête, Elon Musk a pris une nouvelle fois la parole sur sa plateforme préférée pour expliquer que, à son humble avis, «l'action Tesla était trop haute».

Le résultat fut sans appel. Le cours en bourse du constructeur tout-électrique a sérieusement dévissé; et Musk de s'éloigner de son copieux bonus.

L'affaire pourrait avoir des suites. Les tweets concernant le cours en bourse de Tesla sont étroitement surveillés après de précédents démêlés avec le gendarme boursier américain. Certains analystes interrogés par Wired pensent que cet étrange commentaire pourrait de nouveau être perçu comme une manipulation frauduleuse par les autorités de surveillance.

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