Depuis dix ans, la plateforme de revente en ligne développe une infrastructure énorme pour permettre à sa clientèle de revendre ses vêtements de marque à petit prix. | Becca McHaffie via Unplash
Depuis dix ans, la plateforme de revente en ligne développe une infrastructure énorme pour permettre à sa clientèle de revendre ses vêtements de marque à petit prix. | Becca McHaffie via Unplash

ThredUp propose aux magasins de vêtements de recycler leurs stocks

Une entreprise américaine met à disposition des boutiques qui le souhaitent une centrale pour collecter des habits d'occasion afin de les revendre ou de les recycler.

Le carton de Vinted en témoigne, pourquoi acheter neuf quand on peut trouver à prix cassé des vêtements de seconde main, ou acheter des habits des stocks de l'année passée pour la moitié de leur valeur?

Des enseignes comme H&M ou Patagonia commercent déjà en suivant cette logique. La première recycle les vêtements qu'on lui rapporte pour en faire de nouveaux et la marque «Worn Wear» («vêtements portés») de la seconde est déjà source de profit.

Pour revendre des vêtements d'occasion, l'infrastructure nécessaire est coûteuse. Il faut collecter, inspecter et gérer chaque pièce ou accessoire reçu. La plupart des magasins ou chaînes de prêt-à-porter ne sont pas décidés à investir dans une telle logistique –bien que le marché, en pleine croissance, représente plus de 20 milliards d'euros.

C'est là qu'intervient ThredUp, la plateforme américaine de revente en ligne la plus populaire pour l'échange de vêtements pour enfants. Depuis dix ans, l'entreprise élabore une organisation énorme pour permettre à sa clientèle de revendre ses vêtements de marque à petit prix.

Avec son nouveau programme Resale-as-a-Service (RaaS), ThredUp propose de mettre à disposition de n'importe quel magasin ses ressources logistiques.

Grande échelle

«Le problème avec un service de pair-à-pair est qu'il est difficile de s'appuyer sur le client pour livrer une expérience», constate pour Fast Company James Reinhart, le créateur de l'entreprise.

La start-up a opéré un grand tournant en 2012. Plutôt que de laisser sa clientèle envoyer et recevoir les tenues par la poste, elle décide de tout rassembler dans un entrepôt afin de prendre en charge les opérations. «Soudainement, notre cœur de métier est devenu d'opérer à grande échelle», ajoute Reinhart.

Dans ce système, toutes les pièces conservées sont payées directement à la personne qui les envoie –le reste est recyclé. La clientèle fait également partie d'un programme de loyauté. Plutôt que d'être payée au moment de la transaction, elle reçoit un crédit spécifique sur la plateforme, destiné à acheter à nouveau des produits de la marque dont elle a envoyé des habits.

Des centres commerciaux comme Macy's ou JCPenney ont déjà annoncé avoir rejoint le partenariat et plus de cent autres magasins sont déjà en pourparlers pour rejoindre l'écosystème de ThredUp.

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