L'important, c'est le voyage (et son buffet à volonté), pas la destination. | Roslan Rahman / AFP
L'important, c'est le voyage (et son buffet à volonté), pas la destination. | Roslan Rahman / AFP

À Singapour, les croisières vers nulle part font un carton

Durement touché par la pandémie, le secteur tente de se relancer.

L'idée folle de vols vers nulle part pour faire tourner les avions et remplir les caisses a donné des idées aux compagnies maritimes de Singapour.

Depuis que les autorités de la cité-État ont, cette semaine, donné leur feu vert à des voyagistes en mal de touristes, l'organisation de croisières sans but ni destination est devenue un carton commercial instantané.

«Depuis l'annonce, le téléphone s'est mis à sonner sans arrêt, a ainsi expliqué à CNBC Michael Goh, patron de Dream Cruises, l'une des trois branches de Genting Cruises. Même chose pour les demandes en ligne. C'est très encourageant.»

Dans un secteur touristique logiquement ravagé par la pandémie et ses interdictions de circulation, l'industrie des croisières a été l'une des plus durement touchée. Les péripéties mortelles du Diamond Princess ont notamment jeté un voile noir sur ces navires transformés en clusters géants.

La croisière s'amuse un peu

Les autorités singapouriennes n'ont bien sûr pas laissé les choses au hasard et ont mis en place une certification spéciale, nommée CruiseSafe. Pour obtenir ce sésame, les navires ne doivent transiter par aucun autre port que celui de Singapour, leur capacité doit être réduite de 50%, un système de ventilation intégrale doit être opérationnel et les passager·es ne peuvent monter à bord qu'après un test négatif au Covid-19.

Le succès commercial de ces ronds dans l'eau n'est pas tout à fait illogique: comme l'explique Michael Goh, l'important n'est pas la destination mais le périple. «Ce sera l'option de vacances la plus sûre», affirme-t-il, en mettant l'accent sur le fait que les bateaux de croisières sont, en eux-mêmes, des centres de loisirs complets.

Selon CNBC, la capacité réduite de 50% de ces «staycations» maritimes les empêchera dans un premier temps d'être rentables pour les compagnies qui les mettent en place.

L'objectif est d'abord de rétablir la confiance de la clientèle, avant de progressivement augmenter le nombre de passager·es, quand les conditions sanitaires le permettront: le programme pourrait donner des idées de ce côté-ci du monde également.

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