Point positif: on verra peut-être moins d'hommes au torse nu et à la peau écarlate dans les rues des cités balnéaires. | Jaime Reina / AFP
Point positif: on verra peut-être moins d'hommes au torse nu et à la peau écarlate dans les rues des cités balnéaires. | Jaime Reina / AFP

Les très chères vacances au soleil des touristes britanniques

Londres souhaite punir durement ceux dont les voyages ne sont pas essentiels.

Il semble naturel, après plus d'une année de pandémie, de souhaiter chercher un peu de réconfort au soleil. Sur le plan sanitaire en revanche, cette légitime envie de changement d'horizon est une très mauvaise idée, à la fois pour les voyageurs, pour les pays qui les accueilleraient comme pour ceux dans lesquels ils reviendraient.

Tout le monde pourrait donc payer cher ces envies de liberté –en particulier les wannabes touristes britanniques, comme le relate Reuters. Le gouvernement Johnson a ainsi fait passer un message clair à destination de ceux qui voudraient contrevenir aux règles strictes mises en place par le Royaume-Uni, qui commence à peine à s'extirper d'une crise hivernale d'une terrible dureté.

Selon une nouvelle loi en cours d'examen, quiconque voyagerait à l'étranger pour une raison autre que celles expressément autorisées –santé, travail, éducation– s'exposerait à une amende de 5.000 livres sterling, soit près de 5.800 euros. En plus des glaces, des entrées au zoo, des beans du matin et des pintes du soir, ça fait cher du coup de soleil.

«Nous voyons cette troisième vague se soulever dans certaines zones en Europe, nous voyons également de nouveaux variants, et il est important de protéger les progrès que nous avons pu faire ici au Royaume-Uni», a expliqué le ministre de la Santé, Matthew Hancock, lors d'une interview à Sky News.

Situations contrastées

L'industrie européenne du tourisme plaçait de solides espoirs dans une sortie progressive du marasme sanitaire, notamment grâce à des campagnes massives de vaccination.

Elle se prépare désormais à un deuxième été consécutif de crise. La nouvelle a été froidement accueillie par la City, où les cours boursiers d'EasyJet, Jet2, TUI ou de la maison mère de British Airways ont perdu entre 2 et 4% à l'annonce de ces mesures.

Pour le seul Royaume-Uni, la pandémie a fait perdre selon Reuters 45.000 emplois au secteur, et le nombre de passagers dans l'immense aéroport d'Heathrow n'a jamais été si faible depuis 1966.

La situation européenne contraste fortement avec celle des États-Unis où, tout au contraire, les patrons des plus grandes compagnies aériennes constatent un net redémarrage de leur activité.

La campagne d'inoculation américaine avançant à bon rythme, une partie de l'industrie du tourisme milite pour mettre en place un système unifié de passeport vaccinal, qui permettrait de lever de nombreuses restrictions ou appréhensions.

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