Le Liberty de Womanizer a fait partie des grands gagnants du confinement. | Womanizer via Wow Tech
Le Liberty de Womanizer a fait partie des grands gagnants du confinement. | Womanizer via Wow Tech

Les ventes de sextoys dopées par le confinement

Les usines des fournisseurs tournent à plein régime pour répondre à la demande.

Certains produits n'ont pas connu la crise pendant le confinement. C'est le cas des sextoys, dont les ventes ont explosé un peu partout dans le monde. Le 17 mars, Le Parisien faisait déjà état de cet engouement soudain, avec des ventes en hausse de 40% en France pour la marque Womanizer, qui commercialise divers stimulateurs clitoridiens. «Il y a un repli sur le couple et un désir de dédramatiser», a confirmé Patrick Pruvot, PDG des boutiques de cadeaux sexuels Passage du désir, sur Europe 1.

Depuis, la tendance s'est vérifiée dans tout les pays. Les fournisseurs chinois de sextoys, qui alimentent la plupart des marchés occidentaux, tournent à plein régime pour satisfaire la demande, rapporte le South China Morning Post.

«Nos lignes de production fonctionnent 24 heures sur 24 et nous travaillons en deux équipes pour répondre à la demande», indique Violet Du, responsable export du fabricant Libo Technology basé dans le Shandong, à l'est du pays. Selon The Paper, un autre fournisseur de Shanghai, les exportations chinoises de sextoys ont progressé de 50% depuis le début de l'année.

Poupées gonflable et vidéos porno

De leur côté, les distributeurs européens ont eux aussi dû prendre des mesures pour faire face à l'afflux de commandes. EDC Retail, le leader européen du jouet érotique, explique ainsi avoir dépensé 4 millions d'euros pour agrandir son entrepôt de 8.000 mètres carrés aux Pays-Bas. «Cela nous donnera suffisamment de place pour un an de stock, contre trois mois actuellement», indique Eric Idema, le directeur du groupe.

Les poupées gonflables sont un autre hit du confinement. Sex Doll Genie, premier fournisseur mondial, assure ainsi avoir enregistré des ventes record durant l'épidémie. «Nous recrutons du personnel en urgence aux États-Unis et en Europe», expliquait en mai le cofondateur de l'entreprise, Janet Stevenson, au site Charged.

Privé·es de leurs relations Tinder, les Français·es ont également pris d'assaut les plateformes de vidéos pornographiques. Pornhub, la principal diffuseur de ce type de contenus, a ainsi enregistré un pic à +38,2% d'audience les premiers jours de confinement. De quoi obliger la société à réduire la qualité technique des vidéos pour limiter la bande passante.

Les audiences record ont toutefois été nourries en majorité par des opérations de promotion. Marc Dorcel, leader historique du secteur, avait ainsi mis temporairement sa plateforme de vidéos en ligne et ses chaînes de télévision en accès gratuit le 17 mars, offrant même 5.000 sextoys –histoire de pimenter un peu le visionnage.

Parallèlement à cet appétit inattendu pour le sexe virtuel, l'activité sexuelle IRL semble pour sa part avoir pâti du confinement. Selon une étude Ifop publiée le 5 mai, la proportion de Français·es n'ayant pas eu de rapport sexuel au cours du mois d'avril était presque deux fois plus élevée qu'en temps normal, aussi bien chez les couples que les célibataires. Un effet de la distanciation physique?

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