Alors que la durée de confinement se prolonge, nous assistons à de nouveaux effets surprenants de l'isolement sur la consommation et l'économie. Le nombre de visioconférences a explosé, hypercroissance favorisée à la fois par le télétravail et la volonté de rester en contact avec ses proches.
Conséquence directe de ce pic d'appels vidéo: l'explosion des ventes de webcams, un objet que l'on pensait appartenir au passé ou à la marge, étant désormais intégrées à la plupart des ordinateurs. Selon le cabinet d'analyse de marché NPD group, les ventes de webcam ont augmenté de 179% aux États-Unis au cours des trois premières semaines de mars, par rapport à la même période en 2019.
Du fait de cette popularité soudaine, elles sont devenues très difficiles à trouver. Les webcams les plus populaires de Logitech, le leader du marché, sont en rupture de stock sur Amazon, Best Buy, Walmart et Target.
Logitech est au courant du problème. «Nos produits sont fortement demandés partout sur la planète, déclare un porte-parole à The Verge, nous travaillons à répondre à cette demande le plus rapidement possible.»
Prix hors de contrôle
Avant que cela ne soit possible, les revendeurs s'en donnent à cœur joie. The Verge a constaté qu'un modèle valant habituellement 25 dollars [23 euros] s'échangeait sur Amazon à partir de 130 dollars [119 euros].
Les modèles haut de gamme ne sont pas épargnés. Les revendeurs tiers demandent plus de 100 dollars au-dessus de leur prix original. Sur Craigslist aussi, des particuliers ont réuni des stocks de webcams qu'ils écoulent au prix fort.
La pénurie soudaine de webcams s'explique en outre par le nombre important de produits restés dans les rayons des magasins d'électronique. Best Buy, par exemple, dispose de stocks, mais ils sont inaccessibles car entreposés dans des magasins non essentiels, donc fermés.
Logitech affirme ne pas pouvoir faire grand-chose à la spéculation sur ses produits. «Nous établissons un tarif conseillé aux revendeurs mais n'avons pas le pouvoir de contrôler le prix au détail.» L'entreprise ne peut donc que signaler les vendeurs et vendeuses qui gonflent démesurément les prix.