L'Europe fait mieux que le monde, mais il lui reste encore du retard à rattraper pour atteindre la parité dans les milieux scientifiques. | Drew Hays via Unsplash
L'Europe fait mieux que le monde, mais il lui reste encore du retard à rattraper pour atteindre la parité dans les milieux scientifiques. | Drew Hays via Unsplash

41%

C'est la proportion de femmes occupant des postes de scientifiques ou d'ingénieures au sein de l'Union européenne. Et en France?

Le 11 février dernier avait lieu la Journée internationale des femmes et des filles de science. L'occasion de revenir, pour le site Eurostat, sur les déséquilibres hommes-femmes dans la recherche ainsi qu'aux postes d'ingénierie: sans surprise, malheureusement, il sont encore profonds en Europe comme dans le reste du monde.

La science, un univers masculin

Selon les derniers chiffres de l'Unesco, qui couvrent les années 2014 à 2016, moins de 30% des chercheurs dans le monde sont des chercheuses. L'Europe fait un peu mieux, mais peine à atteindre la parité: selon Eurostat, 59% des dix-huit millions de scientifiques et ingénieurs en Europe sont des hommes. Le chiffre est plus frappant encore lorsque seules les entreprises de «high and medium technology» sont prises en compte: 83% des scientifiques et ingénieurs y sont de sexe masculin.

Il y a, bien sûr, des disparités entre les pays. Les bons élèves sont la Lituanie (57% de femmes dans l'univers de la recherche et de l'ingénierie), la Bulgarie et la Lettonie (53%) ou encore le Portugal (51%). Le Danemark atteint quant à lui la parité parfaite avec 50%.

Au fond de la classe, on trouve la Hongrie et le Luxembourg (25%), la Finlande (29%) et l'Allemagne (33%). Et la France, dans tout ça? Elle est pile-poil dans la moyenne assez peu glorieuse de l'ensemble de l'Union européenne, avec seulement 41% de d'ingénieures et de chercheuses de sexe féminin. Il reste donc beaucoup de boulot un peu partout.

En ce moment

Quand l'hybride pollue, le trou de l'ISS, le pari britannique du chômage massif, une journée sur korii.

Et Cætera

Quand l'hybride pollue, le trou de l'ISS, le pari britannique du chômage massif, une journée sur korii.

Ce qu'il fallait lire aujourd'hui.

La NASA va peut-être pouvoir reboucher le trou de la Station spatiale internationale

Tech

La NASA va peut-être pouvoir reboucher le trou de la Station spatiale internationale

Mais le faire semble plus risqué que ne pas s'en occuper.

Au Royaume-Uni, le pari de la terre brûlée face à la crise économique

Et Cætera

Au Royaume-Uni, le pari de la terre brûlée face à la crise économique

Le gouvernement assume une hausse massive du chômage afin de permettre à l'économie de se réajuster.