Qui sait? Cet article vous aidera peut-être à trouver, d'un swipe ou deux, l'âme sœur. | Jed Villejo via Unsplash
Qui sait? Cet article vous aidera peut-être à trouver, d'un swipe ou deux, l'âme sœur. | Jed Villejo via Unsplash

L'algorithme de Tinder pour les nuls

Ce n’est pas le destin mais un algorithme qui pourrait vous faire rencontrer l’amour de votre vie. Autant essayer de le comprendre.

Peut-être n’avez-vous pas besoin de Tinder pour séduire. Mais le temps presse et la rumeur court que les personnes qui ne trouveraient pas l’amour auraient une durée de vie plus courte: connaître le fonctionnement de l’appli de rencontre peut donc constituer une question de vie ou de mort.

Tinder classe ses utilisateurs et ses utilisatrices de manière concurrentielle, avec un algorithme assez «simple», qui prend en compte plusieurs facteurs en plus de l’apparence et de la localisation. Elle utilise le système de notation Elo: vous montez dans les rangs en fonction du nombre de personnes qui ont «liké» votre profil, mais ceci est pondéré suivant qui a «swipé» à droite en tombant dessus. En clair, plus on vous aime et plus celles et ceux qui vous aiment sont aimés, plus vous avez de chance d’être aimé.

Et pour être liké, il faut se montrer. L’application ne cesse de mettre à jour le dispositif des photos, permettant aux personnes l'utilisant d’en ajouter de plus en plus. Une mince partie est dédiée aux informations personnelles, seules votre localisation et vos préférences d’âge sont requises. Dure réalité: votre physique compte plus que votre playlist Spotify.

Somebody to swipe

Maintenant que Tinder a votre «score» et vos cinq selfies, il peut vous associer à des personnes, selon leurs propres «swipes» précédents. Si les individus aux caractéristiques similaires que j'ai likés ont aussi été aimés par un autre groupe de personnes que le «mien», certaines dans ce cercle élargi pourront potentiellement me plaire. Si j’ai principalement aimé les blonds aux yeux bleus, les personnes qui les apprécient aussi m’intéresseront peut-être.

Cinquante swipes et une crampe au pouce plus tard, on se rapproche d’une sélection raisonnable. Au bout d’un certain temps, l’application va commencer à recycler. On retombera sur celles ou ceux que l’on n’a pas aimés, celles ou ceux avec qui ça a matché sans que cela ne débouche sur rien, celles et ceux avec qui on a échangé, voire sur celles et ceux que l’on a vus quelques fois, mais sans suite. Chef de produit chez OkCupid (une autre application de rencontre), Nick Saretzky a déclaré en 2017, dans un épidode du podcast Why’d You Push That Button sur The Verge, que «cela signifie en réalité que chaque fois que vous swipez, le choix suivant devrait être un peu moins intéressant».

Lorsqu’on like une personne, elle ne peut le voir que si elle vous aime en retour: bingo, c’est un «match». Lors d’un «super-like », c’est en revanche différent: une étoile bleue s’affiche sur le profil de votre admirateur ou admiratrice. L’application explique que cette option triple les chances de match, car elle flatte et enthousiasme. Elle est donc obligée de faire remonter cet individu dans les rangs indépendamment de l’algorithme, pour que vous puissiez tomber sur lui: un seul super-like gratuit par jour est possible et si le système ne fonctionne pas, les gens cesseront de payer pour bénéficier de super-likes supplémentaires.

Vous n’êtes pas condamné si vous n’êtes pas photogénique, si les «stars» de Tinder ne vous likent pas, si votre score est mauvais. Ne désespérez pas: des années de recherche ont montré que l’attraction physique reste encore du ressort du cerveau humain.

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