Pas d'inquiétude: aucun mal ne sera fait à cet animal pour assouvir les désirs gustatifs les plus excentriques. | Geran de Klerk via Unsplash
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Bientôt des steaks éthiques de kangourou, zèbre ou mammouth

Des start-ups de l'alt-viande misent sur l'exotisme.

Depuis le début de l'année 2018, le marché de la viande artificielle, fabriquée en laboratoire à partir de cellules souches, semble connaître un tournant. Depuis que la FDA, le régulateur américain de l'alimentation, a approuvé la mise sur le marché de cette viande fabriquée in vitro, le nombre de start-ups dédiées explose, en particulier aux États-Unis et en Israël.

Les questions liées à cette industrie en plein développement sont nombreuses, aussi bien en matière d'écologie que d'éthique. L'enjeu est néanmoins immense: les cellules souches prélevées sur une seule vache permettraient de créer jusqu'à 175 millions de steaks.

Pour le moment, la plupart de la viande cultivée en laboratoire provient de trois sources animales habituelles et connues: la vache, le poulet et le cochon.

«Arche de Noé»

Certains acteurs du secteur veulent déjà passer à l'étape suivante. Une start-up australienne, VOW Food, ambitionne de créer une «arche de Noé» de la viande in vitro. Sa réflexion est la suivante: si la viande artificielle ne suppose pas de tuer des animaux, pourquoi se limiter aux produits que nous connaissons déjà? Et si d'autres espèces que celles que nous avons appris à domestiquer pouvaient offrir une viande à la fois plus nutritive et plus savoureuse?

VOW Food cherche à construire une «bibliothèque de cellules animales» pour créer «de nouvelles expériences gustatives», explique son fondateur George Peppou dans un communiqué de presse.

Moins de 1% des animaux de la nature ont été domestiqués pour la production de viande, précise le document. De nombreux secrets alimentaires restent donc à découvrir. Pourquoi ne pas imaginer par exemple des steaks de girafe, des bavettes de zèbre voire des entrecôtes de mammouth, la découverte de spécimens intacts de la bête préhistorique laissant imaginer l'exploitation de leurs cellules?

Pour le moment, VOW Food se concentre néanmoins sur la viande artificielle de kangourou, qu'elle espère avoir mis au point pour 2021.

Une entreprise basée dans la Silicon Valley, Air Protein, vient quant à elle d'annoncer avoir réussi à créer de la viande artificielle à partir... de l'air que nous respirons.

Au lieu des protéines végétales utilisées par l'industrie de la viande artificielle, la start-up a développé un processus transformant le CO2 en poudre de protéines au même profil nutritionnel que celles d'origine animale.

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