Lui a-t-on au moins demandé son avis? | Fatty Corgi via Unsplash
Lui a-t-on au moins demandé son avis? | Fatty Corgi via Unsplash

Vous avez adopté un chien pendant la pandémie? Il faut payer, maintenant

De nombreux propriétaires enthousiastes doivent désormais se serrer la ceinture.

Durant les confinements, la promenade du chien a constitué un échappatoire tout trouvé pour sortir de chez soi. En 2020, 10 millions de chiens ont ainsi été achetés par des Américains, selon le Wall Street Journal. En Allemagne, les ventes se seraient envolées de 20%.

Mais avec le retour à la «vie normale», de nombreux propriétaires commencent à se rendre compte qu'un chien représente une dépense non négligeable. Josephine Hendrix, une New-yorkaise de 38 ans, estime ainsi dépenser 800 dollars par mois (687 euros) pour la garde journalière de son Shepadoodle (un croisement de berger allemand et de caniche). C'est sans compter les visites chez le vétérinaire et la nourriture (environ 120 dollars par mois).

La trentenaire avoue ainsi avoir dû réduire son train de vie et couper dans les dépenses de shopping et de restaurant. Sarah Mogin, elle, a négocié avec son employeur pour rester en télétravail afin de ne pas avoir à payer de frais de garde de son chihuahua. «À 50 dollars la journée, ce n'était tout simplement pas rentable pour moi de retourner au travail», atteste la jeune femme.

Selon l'Association américaine des fabricants d'alimentation animale, un propriétaire dépense en moyenne 287 dollars par an rien qu'en nourriture pour son chien. Au total, le coût annuel d'un chien s'élèverait entre 400 et 1.000 euros par an selon l'espèce, estime de son côté le site Binette & Jardins.

Et il semble que certains vétérinaires profitent de l'engouement actuel pour gonfler leurs tarifs: selon l'UFC-Que Choisir, ces derniers se sont envolés jusqu'à 30% depuis 2018. Pour un labrador, comptez ainsi 349 euros durant la première année pour un mâle et 458 euros pour une femelle.

Et le bien-être?

Le coût n'est pas le seul problème: ces «chiots du confinement» ont bien du mal à s'adapter au retour au travail de leur maître. «Les chiots de la pandémie sont trop attachés à leur famille», explique dans Ouest France Klervie Talarmin, la présidente des Alfredes, une association qui œuvre pour le bien-être animal.

«Ils ont peur de rester seuls, peur des gens, des autres chiens, des voitures, etc. On est pris d'assaut par des gens qui, une fois retournés au boulot, n'assument plus, ou mal, leur rôle.»

Résultat: des chiens qui nécessitent l'intervention d'un vétérinaire ou d'un comportementaliste animalier. Face à ces frais additionnels et aux problèmes d'éducation, de nombreux propriétaires jettent l'éponge et se débarrassent de leur animal. Cet été, les abandons ont bondi de 7% par rapport à 2019 s'alarme la SPA.

Fort heureusement, ce n'est pas le cas de tout le monde. Josephine Hendrix envisage même d'acquérir un nouveau chien, si le propriétaire de son immeuble le lui autorise.

Figurez-vous que le chien peut même rapporter de l'argent: il suffit d'en faire une star d'Instagram. Jiffpom, un Poméranien qui compte 6,6 millions de followers est ainsi rémunéré 32.000 dollars pour un seul post sponsorisé.

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