Une bien étrange affaire. | Stefani Reynolds / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Une bien étrange affaire. | Stefani Reynolds / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Arme secrète et mal mystérieux: le «syndrome de La Havane» frappe désormais Washington

Les soupçons se sont déplacés de Cuba vers Moscou.

À l'automne 2016, le personnel de l'ambassade américaine en poste à La Havane, à Cuba, avait été frappé de mystérieux symptômes: maux de tête, troubles de l'audition, perte d'équilibre, nausée, vision trouble et «brouillard cognitif».

Les explications sont restées floues, certains accusant le bruit des criquets, l'effet d'un pesticide contre les moustiques, ou encore des problèmes psychologiques liés à la surveillance «oppressante» de l'État cubain.

En décembre 2020, l'Académie des Sciences de Washington avait finalement publié un rapport mettant en cause «des ondes basses fréquences hors du spectre de l'audition», nourrissant les soupçons envers une «arme secrète» utilisée par le gouvernement cubain.

Sauf que Washington vient aujourd'hui de lancer une enquête à propos de plusieurs cas recensés jusqu'au plus près du pouvoir, à la Maison-Blanche.

«Depuis près de cinq ans, nous sommes informés de mystérieuses attaques dans divers endroits du monde contre des représentants du gouvernement américain», ont indiqué dans un communiqué commun le président de la commission du renseignement du Sénat, le démocrate Mark Warner, et son vice-président, le républicain Marco Rubio.

La chaîne CNN relate notamment un incident qui s'est produit en novembre dernier alors qu'un responsable du Conseil à la sécurité nationale de la Maison-Blanche s'est brutalement senti mal en marchant dans un parc proche du siège de l'exécutif américain.

Radiofréquences pulsées et micro-ondes

En 2019, une employée de la Maison-Blanche avait elle aussi été victime d'un malaise similaire alors qu'elle promenait son chien dans la banlieue de Washington, avait déjà indiqué le magazine GQ en octobre 2020.

D'autres cas ont encore été signalés à Canton en Chine et à Moscou, ce qui avait amené les responsables de la sécurité américaine à déplacer leurs soupçons de Cuba à la Russie.

Dans son rapport, l'Académie des Sciences avait rappelé que «d'importantes recherches» ont été menées sur la technologie des radiofréquences pulsées en URSS et en Russie, et que des militaires de pays communistes ont été exposés à des radiations de micro-ondes ayant conduit à des symptômes similaires. Une arme également utilisée par Pékin contre les troupes indiennes au Ladakh, dénonçait le Times en 2020.

Malgré les nombreuses enquêtes menées notamment par la CIA, le Département d'État et le Département de la Défense, aucune explication n'a jusqu'à présent pu être confirmée.

«Les enquêteurs n'ont toujours pas exclu la possibilité que les symptômes soient causés par un phénomène naturel plutôt que par une arme», rapporte CNN. Un cas signalé chez les Marines en Syrie à la suite du survol d'un hélicoptère russe s'était finalement avéré être dû… à de la nourriture avariée.

En attendant, les élus américains promettent de «faire la lumière» sur ces attaques. Avril Haines, directeur du renseignement national, s'est notamment engagé à leur donner accès à des informations classifiées. Il leur sera bien difficile de faire le tri entre les paranoïaques, les hypocondriaques et les véritables victimes de traumatisme.

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