46 euros gagnés sur un vol entre la Grande-Bretagne et l'Italie, mais 600 kilos de dioxyde de carbone de plus dans l'atmosphère. | Jack Guez / AFP
46 euros gagnés sur un vol entre la Grande-Bretagne et l'Italie, mais 600 kilos de dioxyde de carbone de plus dans l'atmosphère. | Jack Guez / AFP

Les petites combines (et gros dégâts) des compagnies aériennes pour économiser de l'argent

Le «fuel tankering» leur permet de payer leur kérosène un peu moins cher, mais la technique est coûteuse pour l'environnement.

Il n'y a pas de petits profits, pas de petites économies non plus –en particulier dans le secteur aérien, où les marges sont maigres et les enjeux financiers massifs.

Les compagnies aériennes usent d'une technique aussi simple qu'évidente pour économiser sur le kérosène que consomment leurs appareils: faire le plein là où le carburant est le moins cher, plutôt que dans les aéroports de destination.

Quartz indique par exemple que le kérosène est 55% moins cher à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol qu'en Corse: logique donc de chercher à en profiter.

Quelques euros contre beaucoup de CO2

Le problème est que cette méthode du fuel tankering, qui selon la BBC ne permet parfois des économies que de quelques dizaines d'euros seulement, est une catastrophe écologique supplémentaire pour un secteur déjà largement pointé du doigt pour ses émissions de carbone.

Une étude d'Eurocontrol concernant les compagnies européennes et les liaisons internes au continent estime que l'astuce fait économiser chaque année quelque 265 millions d'euros aux opérateurs.

Mais le fuel tankering, qui engendre un surpoids de carburant pour les avions, représente surtout l'émission de 901.000 tonnes de dioxyde de carbone supplémentaires par an –l'équivalent de la pollution de 200.000 automobiles ou d'une ville de 100.000 habitant·es sur la même durée. Pour lutter contre le changement climatique, il ne devrait pas non plus y avoir de petites économies.

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