Leur rôle a été primordial, mais occulté par l'omniprésence et l'omnipotence masculines. | WikiImages via Pixabay
Leur rôle a été primordial, mais occulté par l'omniprésence et l'omnipotence masculines. | WikiImages via Pixabay

Deux femmes devraient décrocher la Lune grâce à la NASA

Il faudra tout de même attendre 2024 et le succès du programme Artemis.

SpaceX, Blue Origin, colonisation de Mars, minage d'astéroïdes: l'espace est le nouvel eldorado. Comment en sommes-nous arrivés là? Nouvel épisode de notre série sur la conquête spatiale, consacrée au rôle des femmes.

Cinquante-cinq ans. C'est le temps qu'il faudra attendre avant qu'une femme ne foule à son tour le sol lunaire. Rappelons que depuis 1969 et l'alunissage d'Apollo 11, la douzaine d'astronautes qui ont marché sur la Lune étaient tous des hommes.

Baptisé Artemis en l'honneur de la déesse de la chasse et sœur jumelle d'Apollon, un programme pourrait, en 2024, remédier à cette injustice. L'initiative constitue un symbole fort dont se réjouit l'administrateur de la NASA, Jim Bridenstine: «J'ai une fille de 11 ans. Je veux qu'elle puisse se projeter et que ces femmes deviennent un modèle», a-t-il expliqué à The Verge.

Valentina Terechkova, la pionnière

Moins médiatisées que leurs homologues masculins, les femmes ont pourtant pris part, elles aussi, à la conquête spatiale. En 1962, un an après Youri Gagarine, Valentina Terechkova alors âgée de 18 ans devenait la première femme cosmonaute le temps d'un vol de plus de soixante-dix heures, réalisant pas moins de quarante-huit orbites autour de la Terre. Les astronautes américains étaient alors loin de pouvoir en dire autant.

Au pays de l'Oncle Sam, il faudra encore attendre longtemps avant qu'une femme ne prenne la route des étoiles. Interrogé au début des années 1960 sur la place à accorder à la gente féminine dans le programme spatial, Werhner von Braun, alors directeur de la NASA, aurait déclaré, citant son ami et employé de l'agence, Bob Gilruth: «Les astronautes sont tous partants. On leur réserve bien 50 kilos de matériel pour se détendre.»

Quelques figures féminines

En 2018, sur les 545 astronautes à avoir fait le voyage dans l'espace, seulement 60 étaient des femmes. Longtemps privées de ciel, celles-ci n'en ont pas moins contribué à sa conquête.

Dans le cadre du programme Mercury, c'est Katherine Johnson qui calcule la trajectoire du vol d'Alan Shepard, premier homme américain à aller dans l'espace en 1961. Plus tard, Margaret Hamilton prend la tête de l'équipe chargée de développer les programmes de la mission lunaire Apollo 11.

En 1983, Sally Ride prend part au vol de la navette Challenger et devient la première Américaine à aller dans l'espace (la troisième femme après Valentina Terechkova et Svetlana Savitskaïa, autre Soviétique ayant séjourné sur la station Saliout 7 en 1982.

En 1986, Christa McAuliffe et Judith A. Resnik périssent dans l'explosion de la navette spatiale Challenger. En 1999, la Canadienne Julie Payette, recrutée par la NASA, s'envole à bord de Discovery, laquelle s'amarre pour la première fois à la Station spatiale internationale (SSI), dans laquelle cette Québécoise de 36 ans fera 153 fois le tour de la Terre.

Nouvelle puissance spatiale, la Chine envoie Liu Yang sur orbite en 2012. À 33 ans, elle devient la première taïkonaute de l'histoire, après avoir écarté ses concurrentes dans le cadre d'une sélection aussi ardue que misogyne.

Entre autres critères, la future voyageuse spatiale devait idéalement «avoir les dents blanches et une haleine fraîche». L'absence de cals aux pieds ou d'odeur corporelle étaient des plus, garants d'une cohabitation sereine.

Chauvinisme oblige, on n'oubliera pas de mentionner Claudie Haigneré, première Française à avoir effectué un vol de seize jours à bord de la station Mir, en 1997.

À un fil

Parfois, il suffit de pas grand-chose pour faire échouer ce qui s'annonçait comme un événement historique. Pour Anne McClain et Christina Koch, il n'aura fallu qu'une combinaison trop grande.

Prévue en mars dernier, ce qui devait être la première sortie extravéhiculaire entièrement féminine sera finalement annulée pour un problème de garde-robe. Nul doute que l'anecdote eut été du goût d'un certain Werner von Braun.

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