On fait avec ce qu'on a, mais c'est plus facile quand on a beaucoup d'argent. | Joshua Coleman via Unsplash
On fait avec ce qu'on a, mais c'est plus facile quand on a beaucoup d'argent. | Joshua Coleman via Unsplash

Comment les très riches esquivent le coronavirus

Tout le monde en jet privé, et l'affaire est réglée.

«En route pour Paris!», a partagé Gwyneth Paltrow sur Instagram. L'actrice, qui ne manquerait une Fashion Week pour rien au monde, a tout de même préféré prendre ses précautions en arborant un masque de la marque Airinum, qui offre cinq niveaux de filtration.

Même si, rappelons-le, les autorités sanitaires recommandent le port du masque aux seul·es malades et personnels soignants, les plus fortuné·es participent volontiers à l'immense razzia.

Chez C.O. Bigelow Apothecaries, la plus vieille pharmacie d'Amérique, les masques N95 sont en rupture de stock depuis des semaines, et la liste d'attente compte 300 personnes. Justin O'Connor, qui travaille au rayon chirurgie de l'enseigne, affirme au New York Times qu'une clientèle très aisée n'hésite plus à user de sa célébrité pour tenter d'en obtenir.

On your mark, jet set, go!

L'épidémie de coronavirus oblige également les Américain·es les plus riches à revoir leur train de vie. Si certain·es ont déjà modifié leur destination de vacances, d'autres ont décidé de ne plus voler qu'en jet privé.

Une aubaine pour Southern Jet, une entreprise californienne qui a récemment fait parler d'elle en envoyant des e-mails ayant pour slogan: «Évitez d'attraper le coronavirus, volez privé! Demandez un devis dès aujourd'hui!»

Comme le rapporte Quartz, le nombre de vols de jets privés entre Hong Kong et l'Australie ou l'Amérique du Nord a bondi de 214% en janvier 2020. Affréter un aéronef de douze à quatorze personnes pour un aller-retour entre New York et l'enclave chinoise coûterait, selon un spécialiste, entre 220.000 et 265.000 euros.

Une «affaire», note le site, qui base ses calculs sur les 28.000 euros d'un aller-retour individuel en première classe sur un vol commercial –même s'il faut abandonner les divers avantages des programmes de fidélité des compagnies aériennes.

Les gels hydro-alcooliques deviennent aussi un luxe que l'on s'offre: rien n'est trop beau pour les petites menottes des plus aisé·es. Chez Byredo, la version «notes florales de poire et bergamote», vendue à 35 euros, est en rupture de stock. Même chose pour les «survival kits» de la marque Judy, dirigée par Simon Huck, publiciste et ami de Kim Kardashian.

En matière de soins, les très riches espèrent échapper aux urgences en se tournant vers des services de «concierges médicaux» offrant des salles VIP, un service de spécialistes 24h/24 et l'accès à des stocks de traitements antiviraux, comme le Tamiflu et le Xofluza, ou respiratoires, comme l'Alubertol et le Sudafed –lesquels, s'ils ne les guériront sans doute pas du coronavirus, calmeront au moins leur anxiété.

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