Après les licenciements massifs, la mafia n'a plus qu'à se servir. | Morning Brew via Unsplash
Après les licenciements massifs, la mafia n'a plus qu'à se servir. | Morning Brew via Unsplash

Les licenciements de masse, une aubaine pour le crime organisé

La mafia sous-traite son blanchiment à des free-lances aux abois qui souvent ignorent la nature de leur employeur.

Ces dernières années, les banques et les autorités étatiques ont multiplié les efforts pour tenter d'empêcher le crime organisé de blanchir son argent sale. En lieu et place des méthodes qu'elles avaient l'habitude de pratiquer, les mafias passent donc de plus en plus par l'intermédiaire d'indépendant·es qui n'ont souvent aucun lien initial avec quelque organisation criminelle que ce soit.

Ces nouveaux procédés consistent à faire transiter de l'argent sur leur compte bancaire ou de les charger de l'expédition de biens achetés avec de l'argent volé.

Surnommées les «money mules», certain·es de ces intermédiaires sont pertinemment au courant de la nature des opérations dans lesquelles elles et ils s'embarquent en répondant à des offres publiées sur le dark web ou divers médias interlopes, qui préviennent clairement du caractère illégal de la tâche à accomplir.

Mais le plus souvent il s'agit de quidams confrontés à des difficultés financières soudaines, de personnes aux abois prêtes à accepter n'importe quel travail, même si l'employeur ou la mission peut sembler louche.

Arnaques opportunistes

La crise du Covid-19 a causé des centaines de milliers de licenciements et de personnes qui préfèrent travailler en restant chez elles. Ce malheur fait le bonheur du crime organisé et de fraudeurs qui sont parvenus à faire main basse sur une partie des aides gouvernementales destinées à pallier la crise et qui se trouvent désormais devant la nécessité de les blanchir.

Un nombre important de mules sont recrutées tout simplement via des candidatures publiées sur internet. Souvent, la mafia propose un poste d'assistant·e d'homme d'affaires ou des missions logistiques pour une fausse entreprise de fret.

Le New York Times rapporte la cas de Denise Newton. Après avoir perdu son emploi dans une salle de sport, Newton poste son CV sur internet. L'entreprise Heies la contacte pour lui confier la mission d'inspecter des paquets.

Depuis son appartement, Newton reçoit des colis de produits informatiques (Apple Watch, laptops, etc.), vérifie leur contenu, puis les réexpédie ailleurs. Curieusement, les boîtes de ces objets de marque ne sont estampillées d'aucun logo. Elle s'en ouvre à son employeur, qui arrête alors de répondre.

Il s'est avéré que Denise Newton était, à son insu, utilisée comme une money mule, une intermédiaire chargée de revendre à des personnes tierces des objets achetés avec de l'argent sale.

Ce genre de situation est de plus en plus courante, explique Jamarle Worilds, qui dirige la lutte contre la finance illicite pour le HSI (Homeland Security Investigations), une branche de la police des frontières. Et nombre de mules «ne comprennent même pas pour qui elles travaillent».

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