Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau sont-ils sûrs? | Saudi ministry of tourism / AFP
Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau sont-ils sûrs? | Saudi ministry of tourism / AFP

Relancer les croisières était une très, très mauvaise idée

Nouveau cauchemar dans les Caraïbes.

Tarie par des mois d'une crise profonde d'un secteur en perdition, la manne des gros navires, qui bloquent le paysage et les armées de touristes qui peuplent leurs cabines, était trop tentante pour SeaDream.

Un peu plus tôt en novembre, la Cruise Lines International Association, qui représente 95% des firmes du secteur des croisières, prolongeait le moratoire qu'elle avait imposé aux activités commerciales de ses membres, consciente que l'heure n'était pas encore venue pour l'industrie de se relancer.

SeaDream Yacht Club n'en a eu cure. Selon l'entreprise de croisières de luxe, et malgré une pandémie dont la rage ne semble pas faiblir, les règles sanitaires qu'elle avait imaginées pour relancer ses bateaux étaient suffisantes pour esquiver tout risque.

Ainsi, le SeaDream I prenait la mer des Caraïbes le 7 novembre et montrait la voie vers la reprise, tel le glorieux sauveteur d'un secteur proche du naufrage. Avec moins de passager·es, de multiples tests avant de monter à bord, le port du masque préconisé en tout temps et des excursions extérieures limitées, rien de méchant ne semblait pouvoir subvenir.

Passager clandestin

Du moins rien de visible. Car le SARS-CoV-2, un ennemi sournois, s'est bien sûr invité sur le navire, passager clandestin et hautement indésirable.

Quatre jours après l'appareillage du SeaDream I, l'un de ses passager·es montrait ainsi des symptômes du Covid-19, forçant l'ensemble à rebrousser chemin puis à se placer en quarantaine.

Aujourd'hui, ce sont sept des cinquante-trois passager·es ainsi que deux des soixante-six membres d'équipage qui ont contracté la maladie: le scénario cauchemardesque d'un cluster naval, comme celui vécu par le Diamond Princess au début de la pandémie, s'est donc reproduit.

Malades comme bien-portant·es ont pu, une fois la terre ferme retrouvée, quitter le bord, sans que l'on connaisse les éventuelles suites et propagations de ce cluster maritime.

La leçon semble néanmoins avoir été comprise par SeaDream Yacht Club, qui admet avoir pris des «précautions insuffisantes». Elle a de nouveau mis en pause toutes ses activités jusqu'à la fin de l'année, au minimum, le temps de réfléchir à des plans sanitaires garantissant des voyages sans contamination. Une garantie absolue que seul un vaccin efficace pourrait apporter.

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