L'exposition à des troubles érectiles affecte l'estime de soi des hommes quant à la taille ou la forme de leur phallus. | Toa Heftiba via Unsplash
L'exposition à des troubles érectiles affecte l'estime de soi des hommes quant à la taille ou la forme de leur phallus. | Toa Heftiba via Unsplash

Les écrans troublent-ils l'érection?

Les gros utilisateurs d'écrans sont plus nombreux à déclarer des pannes sexuelles.

En France, les pannes sexuelles des homme sont en augmentation continue depuis une quinzaine d'années. Selon un sondage de l'Ifop pour Charles, une nouvelle plateforme de santé dédiée aux hommes, six hommes sur dix en ont déjà fait l'expérience au cours de leur vie. Pour 38% d'entre eux, celle-ci remonte à moins d'un an.

En tentant de dresser le profil des hommes fréquemment sujets à ce genre de troubles, l'institut note que «chez les moins de 35 ans, la proportion de victimes de troubles du désir ou de l'érection s'avère ainsi nettement supérieure à la moyenne (33%), comme chez les hommes visionnant quotidiennement des vidéos pornographiques (55%), les réseaux sociaux (39%), les applis d'information (41%) ou les films et séries tels qu'en offrent des services comme Netflix (38%)». Corrélation n'est pas causalité, mais selon l'Ifop, «en étant happés par le contenu hautement addictif figurant sur leurs écrans, les jeunes auraient moins d'intérêt physique pour leur partenaire au point de relayer le sexe au second plan».

Près des deux tiers des sondés ont déjà été complexés par leur capacité à avoir une érection (62%) ou à la conserver pendant la durée d'un rapport (65%). En plus d'accentuer les problèmes d'érection, l'exposition à des troubles érectiles affecte l'estime de soi des hommes quant à la taille (42%) ou la forme (27%) de leur phallus.

Un sujet encore très tabou

Parler de ce sujet reste encore très difficile pour les hommes: à peine un quart de ceux qui présentent une dysfonction érectile en ont déjà informé un·e professionnel·le de santé. Par ailleurs, un homme sur trois reconnaît avoir déjà donné une fausse excuse à sa ou son partenaire pour masquer un problème sexuel –la fatigue physique dans 78% des cas.

Pour pallier ce problème, les concernés font marcher la fabrique à fantasmes en regardant du porno (43%) ou en repensant à de précédents rapports sexuels (42%), plutôt qu'en recourant à des médicaments (21%). Contrairement à leurs aînés, les jeunes de moins de 30 ans ingurgitent souvent des médicaments comme le Viagra (25%), des substances plus dangereuses comme l'alcool (29%) ou de la drogue comme la cocaïne (27%).

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