Non, ceci n'est pas un remake du film Armageddon. Sinon, Bruce Willis travaillerait à la NASA. | Hand Out / NASA / Goddard / University of Arizona / AFP

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La NASA travaille sur un engin capable de sauver l'humanité d'un astéroïde

La mission DART utilisera un propulseur ionique nouvelle génération à la puissance inédite.

Cela ressemble presque au scénario d'un film apocalyptique. En juillet 2021, si la pandémie de Covid-19 ne cause aucun report, la NASA lancera dans l'espace un engin qu'elle espère capable de dévier la trajectoire d'un astéroïde.

Pas de quoi paniquer pour l'instant: cette première mission n'est qu'un test, dans le but de se préparer à une éventuelle menace de crash d'un corps extraterrestre sur notre bonne vieille Terre.

Le projet permettra aux scientifiques de l'agence américaine d'essayer leur processus, le DART (Double Asteroid Redirection Test), sur un «petit» astéroïde –800 mètres de large, tout de même.

Pour cela, et c'est l'un des intérêts majeurs de l'événement, la NASA emploiera son propulseur ionique nouvelle génération, sobrement baptisé Evolutionary Xenon Thruster–Commercial (NEXT-C).

En utilisant l'énergie solaire et la propulsion ionique, que la NASA décrit comme trois fois plus puissante que le précédent NSTAR, le NEXT-C guidera la mission DART vers l'astéroïde visé.

Impact à 6,6 kilomètres par seconde

La mission DART sera lancée depuis la Terre par le lanceur Falcon 9, développé par SpaceX, puis voyagera quinze mois dans l'espace avant de se rapprocher de sa cible.

L'astéroïde Didymos B (également appelé Didymoon), qui fait partie du système binaire Didymos, est la destination idéale pour un test d'impact, a estimé la NASA. L'objectif de la mission est de percuter le corps céleste à une vitesse de 6,6 kilomètres par seconde en octobre 2022 –si tout se passe bien.

Ce premier crash aidera les scientifiques de la NASA à évaluer l'efficacité de la méthode et à prévoir une solution valable au cas où un astéroïde viendrait à menacer l'humanité.

L'hypothèse a très peu de risques de se produire, mais mieux vaut prévenir que guérir, nous expliqueraient sans doute les dinosaures s'ils en avaient encore la possibilité.

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Conclusion: tout est à revoir.