Martin Shkreli à New York en 2017, avant son incarcération. | Spencer Platt / Getty Images North America / AFP
Martin Shkreli à New York en 2017, avant son incarcération. | Spencer Platt / Getty Images North America / AFP

Martin Shkreli espère profiter de la pandémie pour sortir de prison

Le bad boy déchu a demandé une permission de sortie pour rechercher un traitement contre le Covid-19.

Condamné à sept ans de prison pour fraude sur titres et manipulation d'actions en 2018, Martin Shkreli en a visiblement assez de se tourner les pouces en prison.

D'après STAT, l'ancien homme le plus détesté des États-Unis «a un pitch pour les autorités»: «Laissez-moi sortir et je vous aiderai à combattre le nouveau coronavirus.» Détenu à la prison d'Allenwood, en Pennsylvanie, Shkreli a demandé une permission de sortie de trois mois pour participer à la recherche d'un traitement contre le Covid-19.

«En tant qu'entrepreneur biopharmaceutique prospère, ayant acheté plusieurs sociétés, inventé plusieurs nouveaux candidats médicaments, déposé de nombreuses INDs [pour «Investigational New Drug», la première étape du processus d'autorisation de mise sur le marché d'un nouveau médicament, ndlr] et des applications d'essais cliniques, je suis l'un des rares cadres expérimentés dans TOUS les aspects du développement de médicaments, à propos de la création de molécules et la génération d'hypothèses», écrit-il dans un article cosigné par quatre autres scientifiques.

Poursuites judiciaires en cours

Shkreli, homme providentiel? Interrogé par STAT, le chimiste thérapeutique Derek Lowe estime que les travaux de Shkreli «ne sont pas délirants, mais pas vraiment révolutionnaires non plus». «La contribution de Shkreli offre peu de choses en matière de nouveauté», précise-t-il.

Un journaliste régulièrement en contact avec lui indique que le prisonnier n'a apparemment pas l'appât du gain en tête. «Pour éviter toute ambiguïté, je n'ai pas été payé pour tout travail sur cette question ou toute autre question pendant mon incarcération. Je ne m'attends pas à tirer profit de quelque façon que ce soit des traitements liés au coronavirus», assure Martin Shkreli dans son article.

Pourtant, la jeune star déchue de Big Pharma est notamment connue pour avoir fait exploser le prix du Daraprim, l'un des «médicaments essentiels» de l'Organisation mondiale de la santé.

À ce sujet, Gizmodo rappelle d'ailleurs que l'on a appris le 27 janvier dernier que la Federal Trade Commission et le bureau du procureur général de New York «poursuivaient une filiale de Phoenixus, ainsi que ses copropriétaires Martin Shkreli et Kevin Mulleady, pour avoir mis en place un procédé délibérément anticoncurrentiel» destiné à augmenter le prix du Daraprim.

Selon la plainte, les deux hommes ont tenté d'empêcher leurs concurrents de fabriquer un équivalent générique du médicament en leur refusant l'accès aux échantillons et aux ingrédients. Shkreli nie tout acte répréhensible.

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