La vie n'est pas toujours simple, surtout quand on n'a jamais touché un aspirateur de sa vie. | The Creative Exchange via Unsplash
La vie n'est pas toujours simple, surtout quand on n'a jamais touché un aspirateur de sa vie. | The Creative Exchange via Unsplash

Aux États-Unis, les riches se confinent avec leur personnel de maison

Certain·es ne reculent devant rien pour s'éviter les tâches ménagères.

Les très riches ont un souci: certain·es n'ont jamais fait la vaisselle ni passé la serpillière. Et avec le confinement, leurs femmes de ménage, leurs cuisiniers, leurs jardiniers ou leurs chauffeurs ne sont a priori pas là pour s'en occuper.

Peter Mahler, le directeur d'une agence privée de personnel pour les foyers luxueux, raconte au Wall Street Journal avoir reçu de la part de sa clientèle confinée des appels frôlant l'absurde –à l'image de ce cadre de la finance new-yorkaise qui ne savait pas comment remplacer le sac de son aspirateur, ni même où se trouvaient lesdits sacs dans son appartement.

«Certains font des tâches ménagères qu'ils n'ont pas faites depuis des dizaines d'années», relève Peter Mahler. La déroute est telle que beaucoup préfèrent prendre le risque de briser leur quarantaine plutôt que d'arrêter de recourir aux services de leur personnel de maison.

L'investisseur milliardaire Jeff Greene continue par exemple de laisser son cuisinier et sa gouvernante aller et venir dans sa demeure, à condition que le staff porte des masques et des gants et qu'il garde ses distances avec les membres de la famille.

Les «trois détenus» de Martha Stewart

Nombre de foyers fortunés optent néanmoins pour une alternative plus sûre: vivre le confinement avec ses employé·es. Près de la moitié des client·es de Peter Mahler ont décidé de s'isoler en quarantaine avec leur personnel, moyennant une hausse de leur salaire approchant parfois 30%.

Pendant l'émission de Seth Meyers, la femme d'affaires Martha Stewart a témoigné vivre actuellement avec son chauffeur, sa gouvernante et son jardinier. «On les appelle nos trois détenus, a-t-elle plaisanté –des propos qui ont bien sûr fait débat. On fait un bon dîner tous les soirs. On boit des cocktails. On joue aux cartes après dîner.»

La situation peut sembler cocasse pour les plus riches mais, comme pour toutes les autres industries touchées par la crise, elle est dramatique pour les populations moins aisées.

Depuis plusieurs semaines, les agences de personnel accusent difficilement le coup de l'épidémie de Covid-19. Cliff Greenhouse, le directeur de Pavillion Agency, indique que les placements de son entreprise ont perdu au moins 75% de leur valeur et que les licenciements sont massifs partout dans le secteur.

Reste quelques beaux moments de solidarité entre employeurs et personnel, relativise Greenhouse. Le chauffeur favori d'une cliente, une femme âgée de l'État de New York, s'est fait licencier par l'agence qui l'employait. Le lendemain, la vieille dame l'avait recruté directement à son service.

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